vendredi 22 octobre 2010

Internationalisation de l’environnement : normes, acteurs, territoires à Madagascar

Un colloque international se tiendra les 25 et 26 octobre 2010 sur le site de l’École supérieure des sciences agronomiques (campus d’Ambohitsaina, université d’Antananarivo) pour traiter du thème « Internationalisation de l’environnement : normes, acteurs, territoires à Madagascar ». C’est le second et dernier volet du programme « Géopolitique et environnement » qui s’est réuni à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Orléans en décembre 2009. Des chercheurs et des acteurs de la politique environnementale malgache rendront compte des diverses situations d’où émergent leurs questionnements. Le processus d’internationalisation de l’environnement se traduit en effet sur le terrain par une recomposition des relations entre pouvoir et territoire. Les interventions traiteront plus spécifiquement des interfaces entre natures, sociétés et politiques publiques. Trois types de regards ont été retenus : celui de chercheurs, celui d’acteurs institutionnels et celui de la société civile.
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411 tortues terrestres d'espèces menacées rapatriées à Madagascar‎

411 tortues terrestres comptant parmi trois espèces les plus trafiquées, menacées et rares (Astrochelys radiata ou tortue radiée, Pyxis arachnoides ou tortue araignée et Astrochelys yniphora ou tortue à soc) ont quitté hier la Malaisie où elles avaient été saisies, pour retrouver leur pays d’origine, Madagascar, annoncent aujourd’hui la SOPTOM (Station d’Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux – www.villagetortues.com) et IFAW (Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org).

Tortue Astrochelys-radiata

Illégalement collectées dans leur habitat naturel à Madagagascar, ces tortues étaient destinées à alimenter les marchés publics en Chine lorsque les sacs dans lesquels elles étaient entassées ont été interceptés à l’aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) en juillet dernier.

Planifiée aujourd’hui, cette vaste opération financée conjointement par la SOPTOM et IFAW est aussi soutenue par Turtle Survival Alliance et Durrell Wildlife Conservation trust. Les tortues seront transportées par la compagnie Air Mauritius dans des caisses (construites par les Parcs Nationaux malais) jusqu’à la capitale malgache d’Antanarive, où celles-ci seront accueillies par les autorités dont le Ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts et du Tourisme de Madagascar en personne, Monsieur Randriarimanana.

Elles rejoindront ensuite le Village des tortues d'Ifaty où elles seront placées en quarantaines-nurseries isolées durant 12 mois et seront soumises à un contrôle sanitaire poussé avant d'être relâchées au sein des 7 ha qu'offre ce village.

« La collaboration des autorités malaises et malgaches pour favoriser ce rapatriement est exemplaire. Cependant elle ne doit pas s'arrêter là. Seule une coopération renforcée et une meilleure coordination entre les deux pays permettra de lutter efficacement contre ces trafics à destination de l'Asie », souligne Céline Sissler-Bienvenu, Responsable du bureau français d'IFAW.

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jeudi 21 octobre 2010

Les forêts humides de l’Atsinanana inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en péril


Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a inscrit les forêts humides de l'Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril le 30 juillet 2010 en raison des coupes illégales de bois sur ce site et du braconnage visant les lémuriens, une espèce menacée.

Le Comité souligne que malgré un décret interdisant l'exploitation et l'exportation de bois de rose et d'ébène, Madagascar continue d'octroyer des permis d'exportation de bois en toute illégalité. Il note aussi que des pays ayant ratifié la Convention du patrimoine mondial sont néanmoins des destinations notoires de ce bois.

Le Comité prie instamment l'État partie de prendre immédiatement toutes les mesures d'urgence nécessaires afin de faire appliquer le décret et de mettre un terme aux coupes illégales. Il appelle aussi l'Etat partie à organiser un sommet réunissant les pays concernés afin d'agir pour que le bois illégal de Madagascar demeure interdit et qu'il ne puisse pas avoir accès à leurs marchés nationaux.

Etant séparées des autres masses terrestres depuis plus de 60 millions d'années, la faune et la flore de Madagascar ont évolué séparément. Les forêts humides de l'Atsinanana, qui sont englobées dans six parcs nationaux sur la façade orientale de l'île, sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie d'une biodiversité unique reflétant l'histoire géologique de Madagascar. Nombre de ces espèces sont à la fois rares et menacées, particulièrement les primates et les lémuriens.

Quand la recherche revisite des produits traditionnels africains

Coordonné par le Cirad, le projet européen After compte valoriser des produits traditionnels africains et leur savoir-faire afin d’en faire bénéficier les consommateurs et les producteurs en Afrique et en Europe. Du gagnant-gagnant !

Développer la qualité de produits alimentaires traditionnels africains en vue d’un meilleur accès au marché, voilà l’ambition du projet européen After. Démarré en septembre dernier et coordonné par le Cirad, le projet mobilise des équipes interdisciplinaires de sept pays africains* et de quatre pays européens**. L’objectif est d’acquérir des connaissances sur les produits et les savoir-faire, puis de revisiter les procédés afin d’obtenir des produits de meilleure qualité sanitaire, sensorielle et nutritionnelle. Cela en vue d'un meilleur accès aux marché en Afrique et peut-être même en Europe.

La démarche va concerner trois familles de produits : des aliments fermentés à partir de céréales, d’autres issus de viande et de poissons séchés et enfin des produits à base d’extraits de plantes. Tous les partenaires du projet se sont réunis à Cotonou, au Bénin, lors du séminaire de lancement mi-octobre.

Objectifs et impacts attendus

Le premier objectif du projet est d’acquérir des connaissances sur le savoir-faire actuel, les habitudes de consommation, les technologies et les procédés associés aux produits traditionnels étudiés. After proposera ensuite une optimisation de ces procédés traditionnels dans le but d'améliorer la qualité sanitaire et nutritionnelle des produits tout en conservant ou en améliorant leurs caractéristiques organoleptiques. En parallèle leur accessibilité au marché sera évaluée. Dans ce cadre des tests auprès des consommateurs seront menés de manière à définir les critères d’acceptabilité des produits. Enfin les résultats obtenus seront testés par des entreprises alimentaires africaines (PME) impliquées dans le projet puis diffusés sous forme de lignes directrices directement exploitables par les entreprises désireuses de se lancer dans la fabrication de ces produits.

Trois types de produits à l’étude

Le projet se focalise sur quatre produits fermentés à base de céréales. Consommés sous forme de boissons fraiches (Akpan et Gowé), de boulettes sèches (Kishk) ou de pâte (Kenkey). Les étapes de fermentation assurent une meilleure conservation de l’aliment et donc une meilleure sûreté sanitaire mais améliore aussi leur valeur nutritive. En Afrique, la fermentation est généralement combinée à d'autres opérations telles que le maltage, la mouture ou la cuisson. Le projet After compte améliorer la maitrise de ces étapes afin d’obtenir des produits de qualité capables de satisfaire la demande des consommateurs urbains en Afrique ou en Europe.
À l’étude également, des viandes et poissons séchés : le Kitoza, un produit malgache à base de viande (appelé aussi Biltong en Afrique du Sud), ainsi que deux produits à base de poissons d’Afrique de l’Ouest : le Lanhouin (fermenté) et le Kong (fumé) Le projet After devrait développer de nouvelles technologies pour améliorer la qualité sanitaire et la conservation de ces produits.
Dernière gamme de produit à l’étude, ceux issus des fruits et légumes. La fleur d’hibiscus rouge (Hibiscus sabdariffa L.) et le fruit du baobab (Adansonia digitata L.) sont traditionnellement utilisés pour préparer des boissons rafraichissantes. La pomme surette ou jujube (Ziziphus mauritiana Lam.) est, elle, réduite en farine pour réaliser des galettes. After s’intéressera en particulier à la caractérisation et à la valorisation des composés bioactifs*** et à leur présence dans ces différents aliments.

* Bénin, Cameroun, Ghana, Egypte, Madagascar, Sénégal et Afrique du Sud.
** France, Italie, Portugal et Royaume-Uni.
*** Les composés bioactifs présente dans certain aliments sont capables d’agir sur des fonctions physiologiques avec un bénéfice potentiel pour l’organisme.

mercredi 20 octobre 2010

Crevette OSO, saveur de l'année

La crevette malgache reste au sommet. Les gambas bio de la marque OSO viennent, pour la sixième fois conséscutive, d'être élues « saveur de l'année 2010 » par les professionnels et consommateurs français pour les deux catégories à savoir la poissonnerie et les surgelés. La remise des deux trophées a été organisée à l'Olympia à Paris, et c'est le célèbre humoriste Franc Dubosc en personne qui a remis le trophée à Leila Royer, category manager hypermarché d'OSO.

« Ce succès est, avant tout, celui de la philosophie BIO qui graduellement s’impose auprès des consommateurs européens comme un mode de vie à part entière », déclare Mathias Ismail, directeur général de R&O, Seafood gastronomy, maison mère de la société OSO.

Les crevettes de la marque OSO sont élevées dans la ferme aquacole implantée au pied de l'Ankarana. OSO est la filiale malgache du groupe R&O, Seafood Gastronomy, le premier distributeur de gros de France, avec 40 000 tonnes de produits de la mer frais vendus par an. Il emploie 1 400 personnes dont 900 à Madagascar.

Mahefa Rakotomalala L'Express de Madagascar

Qu’est-ce que la COP 10 ?

Le Japon hébergera du 18 au 29 octobre 2010, à Nagoya, la dixième Conférence des Parties (COP10) de la Convention sur la diversité biologique.

Les Objectifs globaux de protection de la biodiversité

La communauté internationale s’est engagée en 2002 à Johannesburg lors du Sommet mondial sur le développement durable à ralentir la perte de la biodiversité à l’horizon 2010. Malgré les impulsions données à cette action, ces objectifs n’ont globalement pas été atteints.

Le Secrétariat de la Convention a fait part de propositions de nouveaux objectifs mondiaux après 2010 qui prévoient une vision à long terme (vers 2050), ainsi que vingt objectifs mesurables à atteindre en 2020. On sait que le niveau d’ambition de ces derniers et leur formulation dépendront, comme l’ont annoncé les pays du Sud, du montant des financements dédiés ainsi que des avancées en vue d’un Protocole d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages issus de leur utilisation.

mardi 19 octobre 2010

Trans Lemurie Express : «Voyager confort» avec Madarail

La société Madarail remet au goût du jour les voyages en train que les Malgaches ont beaucoup appréciés à l'époque. Après le train de voyageurs «Dia Soa» qui assure une liaison régulière entre Toamasina-Vohidiala et Moramanga-Toamasina, Madarail relance également les trains touristiques. La Micheline assure quatre voyages hebdomadaires toutes les fins de semaine dont trois liaisons entre Tana-Andasibe et une sur Tana-Antsirabe. L’entreprise prévoit en octobre, le «Trans Lemurie Express» sur l'axe Antananarivo-Antsirabe.

Selon Rindra Rakotoarisoa, responsable du service tourisme au sein de la société, le Trans Lemurie Express (TLE) est un train dédié au voyage de première classe. L’interlocutrice de noter que ce train, avec ses deux voitures d’une capacité de 50 passagers chacune, sera mis en service à chaque fois qu’il y aura un évènement festif. Cela débutera pour le week-end de la Toussaint à destination d’Antsirabe : il partira ce 30 octobre pour revenir le 01 novembre. La Ville d’Eaux, faut-il le rappeler, fut une destination très prisée des amateurs de voyages en train.

On avance chez Madarail que pour le voyage en train de la Toussaint, les passagers, voyageront tous en Classe Palissandre sur la TLE en bénéficiant d’un service de qualité à bord. «Le train est accompagné d’hôtesses qui assureront l’accueil, veilleront sur le confort des passagers et les services à bord du train (collation et déjeuner). Des arrêts sont programmés à Behenjy avec une dégustation de foie gras et à Ambatolampy où l’artisanat en aluminium sera mis à l’honneur», devait encore indiquer Rindra Rakotoarisoa.

En ce qui concerne la clientèle ciblée par la compagnie, cette responsable devait affirmer que le service de Madarail n’est pas exclusif aux touristes. «Au contraire, les nationaux sont également très sollicités. Madarail veut raviver l’amour du voyage en train chez les Malgaches», a-t-elle affirmé. Et la responsable de poursuivre : «Beaucoup de gens, notamment ceux qui ont connu le voyage en train, veulent revivre cette aventure et la faire découvrir à la nouvelle génération». Elle conclut : «Beaucoup d’efforts ont été fournis pour la réhabilitation de la voie ferrée et les gares. Côté sécurité, toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour permettre aux clients de profiter de leur voyage».

Didier Rambelo