jeudi 10 mars 2011

Une semaine qui sera bien remplie.........

Atelier sur le registre carbonne REDD+ organisé par la Direction Générale des Forêts, le CT-REDD, La banque Mondiale

L'atelier se tiendra au restaurant le Pic Vert du lundi 14/03/2011 au mercredi 16/03/2011

L'objectif de l'atelier est de lancer la mise en place du registre carbone à Madagascar avec l'appui d'un expert / consultant de la Banque Mondiale

Atelier d'échange et de renforcement de compétence sur le système MRV Carbonne organisé par la Direction Générale des Forêts, le CT-REDD, la fondation suisse Intercooperation, la Banque Mondiale. L'atelier se tiendra juste après celui relatif au registre carbone

L'atelier se tiendra au restaurant le Pic vert du 17/03/2011 au 18/03/2011

Les objectifs de l'atelier

  1. Renforcer les compétences des acteurs malagasy sur le thème
  2. présenter la boîte à outils du projet pilote méthodologique FORECA mis en oeuvre par Intercooperation et qui prend fin en mars 2011
  3. lancer la mise en place du système MRV à Madagascar

L'atelier bénéficiera des appuis d'un expert de Intercooperation Berne et d'un expert/consultant de la Banque Mondiale

vendredi 4 mars 2011

L'association des Amis du Patrimoine de Madagascar

L’Assemblée générale de l’association des Amis du patrimoine de Madagascar, ou Aron’ny harembako-pirenena malagasy (APM), qui s’est tenue samedi 26 février à l’Académie malgache, a vu la reconduction pour un nouveau mandat du président de l’association, Désiré Razafindrazaka. Une nouvelle configuration du Conseil d’administration a également vu le jour avec, notamment, comme vice-président l’écrivain et juriste Johary Ravaloson.
2010 a été pour les APM une année bien remplie. En effet, outre les bénévoles, ils disposent d’une équipe de permanents coordonnés par l’urbaniste Mihobisoa Rakotomahandry, et a ainsi pu lancer différentes missions d’expertise en vue de la restauration et de la valorisation d’édifices patrimoniaux malgaches.
En outre, l’association a ouvert le Centre de recherche, d’études et de documentation (CREDO) rassemblant de nombreux documents et archives sur la culture, le patrimoine et l’histoire de Madagascar dans les locaux de son siège à Andrainarivo. Ce centre est à la disposition des chercheurs, des étudiants et du grand public.

Gouvernance minière et pétrolière: Madagascar demande une prolongation pour y adhérer

Madagascar ne sera pas encore membre à part entière de l’Initiative de transparence dans l’industrie extractive (mines, pétrole, gaz). Cette initiative internationale a pour objectif la publication de ce que les compagnies de ce secteur paient à l’Etat et de ce que l’Etat reçoit de ces compagnies ainsi que l’utilisation qu’il en fait. Bref, il s’agit d’instaurer une bonne gouvernance du secteur. Madagascar aurait dû boucler les différentes étapes pour adhérer à l’EITI versfin 2008. Mais avec la crise politique, il était impossible de respecter ce calendrier. Le pays a obtenu du secrétariat international de l’EITI basé à Oslo en Norvège une prolongation pour boucler la dernière étape pour adhérer à cette initiative. Il a donc jusqu’au 9 mars 2011 pour ce faire, date à laquelle les dirigeants de l’EITI statueront sur le cas des pays candidats comme Madagascar. Seulement, Madagascar ne pourra pas honorer ce calendrier. Hier en marge de la rencontre avec la presse sur les prix des carburants à Antaninarenina, le secrétaire général du ministère des Mines et des Hydrocarbures, Jaona Randrianarisoa a avancé que Madagascar avait déjà envoyé au secrétariat international de l’EITI une demande pour une nouvelle prolongation allant jusqu’en octobre 2011.

Ce délai permettra de répondre aux différents éléments de la dernière étape pour adhérer à l’initiative. Il s’agit, entre autres, de la validation du rapport d’activité de l’EITI, de la publication à large diffusion du rapport validé après soumission du rapport au gouvernement. Les appels d’offres pour ces différents travaux ont été déjà lancés selon le secrétaire général du ministère. La décision du secrétariat international de l’EITI sur la demande de prolongation de délai de Madagascar sera connue prochainement. Si cette instance accepte, le pays continuera à endosser le statut de pays candidat et pourra finaliser la dernière étape pour devenir membre de l’EITI. Sinon, le conseil d’administration international de l’EITI révoquera le statut de candidat du pays et ce dernier devra refaire sa demande de candidature plus tard. Mais dans certaines circonstances, le conseil d’administration pourrait accorder une prolongation de la date limite pour répondre aux différentes étapes. Seulement, Madagascar a déjà bénéficié d’une première prolongation. Reste à savoir s’il peut bénéficier d’une deuxième. En fait, le conseil d’administration international de l’EITI examinera les demandes de prolongation lors de sa réunion en avril.

Quoi qu’il en soit, l’EITI a un ensemble de règles claires sur les dates limites de validation et leurs prolongations. Elle les applique systématiquement tout en tenant compte des difficultés auxquelles sont confrontés les pays mettant en œuvre l’EITI dans la mise en œuvre des réformes fondamentales.

La terre ne porte plus de cougar


C’est officiel, le couguar fait dorénavant partie des espèces disparues. Les Etats Unis viennent de porter ce Puma de l’est américain, sur la liste des espèces éteintes, une disparition qui remonterait en fait aux années 1930.

Cette fois, les services américains de la pêche et de la faune en sont certains : personne n’a vu de couguar depuis des décennies et toutes les informations disponibles confirment que l’animal a définitivement disparu.

Bien sûr des randonneurs et garde forestiers ont affirmé ici et là avoir vu l’animal ces dernières années mais après vérification il s’agissait d’autres félins, ou d’autres espèces de Puma. Il est fort probable que cette extinction totale date des années 1930.

Qu'est-ce qu'une espèce disparue ?

Une espèce est considérée comme éteinte lorsqu’il ne fait plus aucun doute que le dernier individu est mort. Il faut pour cela que des études exhaustives soient menées dans son habitat connu et dans l’ensemble de son aire de répartition historique.

Certaines espèces comme le fameux Baiji -le dauphin d’eau douce qui vivait dans le fleuve Yangzi Jiang en Chine- sont unanimement considérées comme disparues mais pas encore portées sur la liste officielle car certaines parties du fleuve n’ont pas été suffisamment sondées.

D'autres viennent de franchir ce cap, c'est le cas donc de ce Puma de l'est américain et c'est aussi le cas du Grèbe de Madagascar, un oiseau qui vivait près des lacs, déclaré disparu après 20 années sans observation.

mercredi 2 mars 2011

Déforestation : Harmoniser le développement social et la gestion des forêts

« Pour lutter contre la déforestation, les activités de développement social vont de pair avec la gestion des forêts », dixit Razafimahatratra Appolinaire, coordinateur du Projet de Restauration du Paysage Forestier Fandriana-Marolambo, mis en œuvre par le WWF.

Système nouveau. Le transfert de gestion des forêts naturelles aux communautés locales de base est un système nouveau pour ces groupes d'individus, a tout d'abord expliqué Razafimahatratra Appolinaire. Cet ingénieur des Eaux et Forêts de faire remarquer que la gestion des forêts naturelles doit être impérativement accompagnée, pas seulement sur le plan de la communication, mais en plus les communautés de base, même si le transfert est effectif, se sentent encore dans le besoin d'être constamment appuyées sur les terrains par tous les acteurs étatiques et privés impliqués dans le mécanisme. Il est faux de dire que les appuis s'arrêtent là dès que le transfert de gestion est signé par les parties contactantes, a fait savoir Razafimahatratra Appolinaire. Ce dernier d'ajouter aussi le fait de développer des activités transversales concernant des activités de développement social. Des actions qui vont de pair avec la gestion des forêts, comme l'agriculture, l'élevage avec des techniques modernes. Autrement dit, a précisé le coordinateur, si les communautés sont seulement axées dans la gestion forestière, elles éprouvent un déséquilibre dans leurs besoins quotidiens. Raison pour laquelle, des évaluations n’ont pas montré de points positifs, parce que des paramètres n'ont pas été pris en compte d'une manière générale. Pour lutter efficacement contre la déforestion, Razafimahatratra Appolinaire d'exhorter qu'il faut travailler ensemble avec les services forestiers et les acteurs de développement social. Il s'avère inefficace d'aller seulement sensibiliser dans la gestion forestière, alors que les communautés locales qui vivent dans ces forêts ont du mal à survivre en dehors. Des recherches d'alternative s'imposent.

Gouvernance environnementale

A Madagascar, les ressources naturelles couvrent plus de 22% du territoire dont seulement les 3% constituent des aires protégées. On n’est pas sans savoir que la dégradation à grande vitesse de ces ressources représente des menaces pour la nation et l’humanité. Les feux de brousse et les exploitations illicites et abusives de ces richesses sont les principaux facteurs de cette dégradation, estimée à 0,8% par an.

Pour défendre l’intérêt de la population malgache, l’Alliance Voahary Gasy (AVG) a puisé a source de création en 2009 dans la protection des forêts et de l’environnement.

Dans le cadre de la bonne gouvernance environnementale, elle organise un atelier de réflexion de trois jours, depuis lundi 28 Février jusqu’à ce jour à l’hôtel Colbert Antaninarenina. Actuellement, AVG s’associe avec 700 associations paysannes de toute l’île.

Sous les directives du plus grand réseau de la société civile « Access and Initiative » regroupant une cinquantaine de pays dans le monde, l’atelier de réflexion a soulevé les obstacles rencontrés par les sociétés civiles pour défendre les intérêts communautaires, environnementaux et sociaux. Ainsi, l’accès de ces sociétés civiles à l’information très limitée, le droit à la participation du public sur les grandes décisions et l’accès à la justice sont les trois grands thèmes traités. Avec cet atelier qui se présente sous un aspect de renforcement de capacité des bénéficiaires, AVG envisage un suivi après des acquis .Pour le moment, AVG invite les citoyens, la société civile, le secteur privé et les communautés de base de participer aux grandes décision et d’accéder au maximum d’informations. AVG, avec DELC (Development and Environmental Law Center) veillent à ce que les citoyens aient le droit sur leurs ressources naturelles.

Enregistrant 30 participants issus des autres régions qu’Analamanga, l’atelier a été financé par la Banque Mondiale à travers le projet World Resources Institute.

D’après, Ndrato Razakamanarina, président de l’AVG « Ni les sociétés civiles ni les communautés ne bénéficient d’aucune des retombés des grands projets de développement. Les projets de grandes envergures ne se discutent qu’entre l’Etat et les multinationales. Intérêts souvent d’ordre financier, les projets ne présentent aucune compensation pour la société locale. La société civile a le droit de consulter les cahiers de charge relatant les études des impacts environnementaux » a réitéré-t-il.

Caméléon malgache

Les écologistes de l'Institut Durrell, à l'Université de Kent, ont découvert une nouvelle population de caméléon Belalanda à Madagascar.

Connu auparavant pour peupler quelques arbres répartis dans deux petits villages malgaches, le caméléon Belalanda est l'une des 75 espèces de caméléons endémiques à Madagascar.




Toutes sont plus ou moins menacées par la perte d’habitat mais le Belalanda est sans doute « l’un des plus rares reptiles du monde » explique Richard Griffiths, chef d'équipe du projet de conservation des reptiles malgaches.

Son équipe a découvert une troisième population de caméléon nichée dans les arbres d’un troisième village, au Sud de l’île. Les scientifiques de l’Institut de Durrell tentent de mettre en place des moyens de protection autour de ces zones d’habitats en partenariat avec les autorités malgaches.