vendredi 5 avril 2013
Djibouti : Pose de la première pierre du port minéralier du Ghoubet
Le chef de l'Etat djiboutien Ismail Omar Guelleh a posé jeudi la première pierre du futur port minéralier du Goubet situé au nord de Djibouti, dans la région de Tadjourah.
Ce futur terminal minéralier du Ghoubet, qui sera construit sur un financement de la China Bank Import/Export à hauteur de 10 milliards de francs djibouti, est distant de 17 km du Lac Assal dont il servira à exporter désormais le sel dans le monde entier et permettra par la même occasion une meilleure exploitation des autres ressources naturelles de ce minuscule état de l'Afrique de l'est.
Dans son intervention, le président Guelleh a précisé que le chantier qui vient d'être lancé fera date de par son envergure et surtout de par les retombées économiques qui en sont liées, "à commencer par la création de nouveaux débouchés susceptibles d' absorber le chômage et la précarité".
D'autre part, le chef de l'Etat djiboutien a tenu à rendre un vibrant hommage à la Chine pour "n'avoir pas cessé de réaffirmer son soutien aux efforts du gouvernement djiboutien visant à poser les jalons d'un développement durable".
Le lancement des travaux de ce port intervient quatre mois seulement après le démarrage du port de Tadjourah et reflète la volonté politique de Djibouti d'engager un vaste programme visant à créer de nouvelles infrastructures pour une plus grande exploitation des minéraux dont regorge le pays.
lundi 1 avril 2013
Le noni, une plante capteur de carbone
Les producteurs ruraux de Madagascar vont participer à la protection de l’environnement. La vulgarisation de certaines plantes comme le noni va y contribuer.
Noni. C’est le nom de la plante qui sera vulgarisée par le Programme de promotion de revenus ruraux (PPRR) auprès des producteurs ruraux. Ayant une bonne capacité d’absorption de carbone, la culture du noni permettra à ces derniers d’apporter plus de contribution dans la protection de l’environnement et participe davantage à la lutte contre le changement climatique.
L’existence de la plante permettra aussi d’améliorer les productions. La vulgarisation débutera au mois de février auprès des paysans producteurs de litchis, encadrés par la société Faly Export, dans les régions Analanjirofo et Atsinanana.
Plusieurs vertus
« Le changement climatique présente des impacts sur la qualité et la quantité de production. La culture de cette plante qui absorbe du carbone va permettre une amélioration de la production, et par conséquent, d’améliorer les revenus des producteurs », avance Faly Rasamimanana de la société Faly Export, partenaire du PPRR dans ce projet.
Durant la première année de lancement du projet,
20 000 plants seront distribués à près de 5000 producteurs dans les deux régions. Une superficie de 10 hectares sera concernée par cette culture. Une année après la mise en terre, environ 50 tonnes de carbone devront être capturées. En plus de ses apports importants sur la réduction des émissions de gaz carbonique, la noni possède 101 vertus médicinales, mis à part ces apports importants dans la réduction des émissions de gaz carbonique dans l’air. Les blessures, les maladies de la peau, la toux, les furoncles, l’arthrose, l’arthrite, les infections bactériennes et virales, le diabète, l’hypertension, et tant d’autres trouveront des remèdes par les feuilles, l’écorce, les racines et les fruits de cette plante. La région Analamanga sera la prochaine bénéficiaire des pépinières de « noni ».
Noni. C’est le nom de la plante qui sera vulgarisée par le Programme de promotion de revenus ruraux (PPRR) auprès des producteurs ruraux. Ayant une bonne capacité d’absorption de carbone, la culture du noni permettra à ces derniers d’apporter plus de contribution dans la protection de l’environnement et participe davantage à la lutte contre le changement climatique.
L’existence de la plante permettra aussi d’améliorer les productions. La vulgarisation débutera au mois de février auprès des paysans producteurs de litchis, encadrés par la société Faly Export, dans les régions Analanjirofo et Atsinanana.
Plusieurs vertus
« Le changement climatique présente des impacts sur la qualité et la quantité de production. La culture de cette plante qui absorbe du carbone va permettre une amélioration de la production, et par conséquent, d’améliorer les revenus des producteurs », avance Faly Rasamimanana de la société Faly Export, partenaire du PPRR dans ce projet.
Durant la première année de lancement du projet,
20 000 plants seront distribués à près de 5000 producteurs dans les deux régions. Une superficie de 10 hectares sera concernée par cette culture. Une année après la mise en terre, environ 50 tonnes de carbone devront être capturées. En plus de ses apports importants sur la réduction des émissions de gaz carbonique, la noni possède 101 vertus médicinales, mis à part ces apports importants dans la réduction des émissions de gaz carbonique dans l’air. Les blessures, les maladies de la peau, la toux, les furoncles, l’arthrose, l’arthrite, les infections bactériennes et virales, le diabète, l’hypertension, et tant d’autres trouveront des remèdes par les feuilles, l’écorce, les racines et les fruits de cette plante. La région Analamanga sera la prochaine bénéficiaire des pépinières de « noni ».
lundi 25 mars 2013
Madagascar-lémuriens: nouvelles espèces
Des biologistes allemands ont identifié dans les forêts de Madagascar deux nouvelles espèces de lémuriens du genre, qui regroupe les plus petites espèces de primates du monde et aussi parmi les plus menacées. Les biologistes ont découvert ces minuscules primates, qui pèsent moins d'une centaine de grammes, lors de précédentes campagnes menées à Madagascar en 2003 et 2007, explique un communiqué du Centre allemand des primates.
Mais il aura fallu toute une batterie de tests sur l'ADN maternel et paternel des échantillons récoltés pour les identifier formellement comme deux nouvelles espèces distinctes, dont les noms sont dévoilés dans une étude publiée mardi dans la revue International Journal of Primatology. Il s'agit de Microcebus tanosi, à la tête rousse et relativement grand comparé à d'autres "lémuriens souris" du même genre, et de Microcebus marohita, à la longue queue touffue et aux grands pieds. Comme tous leurs cousins, ces lémuriens de Madagascar figurent aujourd'hui parmi les primates les plus menacés de la planète, en raison de la destruction de leur habitat et du braconnage. Madagascar a perdu quelque 11 millions d'hectares de forêts au cours des vingt dernières années, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
jeudi 14 mars 2013
Les bois précieux de Madagascar inscrits à l'Annexe II de la CITES
Les bois précieux de Madagascar sont inscrits à l'Annexe II de la de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), a-t-on appris mercredi auprès du Fonds International pour la nature (WWF) à Madagascar qui participe à la 16e session de la Conférence des Parties à Bangkok (Thaïlande) du 3 au 14 mars 2013.
Les parties de la convention ont adopté les deux propositions de Madagascar sur les bois précieux "Dalbergia" et "Diospyros", ainsi qu'un plan d'action pour leur mise en oeuvre.
Cette adoption est l'aboutissement d'un processus qui a commencé en 2008. Si les bois précieux ont toujours fait l'objet d' exploitation illégale pour alimenter le marché national et international, un système de gestion et de régulation du commerce a fait défaut.
Selon le Coordinateur du Programme Sciences de la conservation et Espèces au sein de WWF Madagascar, Tiana Ramahaleo, Madagascar a soumis au secrétariat CITES en février dernier un quota zéro de ses bois pour une période de six mois, en attendant la mise en place d'un système efficace et transparent de gestion des stocks de bois coupé.
"L'inscription des bois précieux à la CITES donne un instrument international qui permettra de mieux gérer les stocks de bois sur pieds ou coupés et de mieux appliquer les lois nationales déjà en vigueur", a-t-on précisé du côté de WWF.
Dorénavant, toutes les exportations seront soumises à des quotas basés sur des données scientifiques rigoureuses.
"La CITES prend les quotas au sérieux car le but de la convention est d'éviter que le commerce international se fasse au détriment de la viabilité à long terme des espèces commercialisées. Il sera maintenant plus aisé de retracer les exportations illégales", a ajouté Tiana Ramahaleo.
Madagascar invite les pays consommateurs qui font partie de la convention à appuyer activement la Grande Ile dans la mise en place d'un système de gestion du commerce de ces bois, a-t-il précisé.
Plusieurs institutions internationales, comme la Banque Mondiale et l'UNESCO, ont posé l'inscription des bois précieux dans l'Annexe II de la CITES comme condition à leurs appuis.
mercredi 13 mars 2013
Sept plantes succulentes de Madagascar seront inscrites dans l'annexe II de la CITES
Sept plantes succulentes de Madagascar ont été acceptés pour être inscrites dans l'annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), à l'occasion de la 16e session de la Conférence des Parties à Bangkok (Thaïlande) du 3 au 14 mars, a fait savoir mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF) à Madagascar.
Sept propositions, soumises par Madagascar, représentée par le coordinateur du Programme Espèce et Conservation Planning de WWF Madagascar, Tiana Ramahaleo, ont été acceptées par le Comité mardi matin, a-t-on indiqué.
Il s'agit des plantes des espèces Operculicarya decaryi, le Senna Meridionalis, l'Adenia firingalavensis, l'Adenia subsessifolia, le Cyphostemma laza, l'Uncarina stellulifera et l' Uncarina grandidieri.
L'intégration des espèces dans l'annexe II de la CITES permettra d'assurer que toute exportation soit accompagnée d'un permis CITES qui atteste que les spécimens sont collectés conformément aux lois en vigueur et par des méthodes non préjudiciables à la survie des espèces.
En outre, les spécimens d'espèces de l'annexe II bénéficieront des études du commerce important permettant le suivi et la mise à jour concernant leurs données biologique et écologique, a-t-on précisé.
samedi 16 juin 2012
Les plantes entendent-elles ?
La notion de communication dans le monde végétal a longtemps été tenue pour marginale (voire inexistante) quand elle n'a pas été raillée.
Depuis quelques décennies, cette vision des choses a évolué et les chercheurs ont pu constater que la communication chez les plantes pouvait prendre plusieurs formes et se faire sous terre, par le biais des racines, comme dans les parties aériennes, les plantes disposant par exemple de récepteurs pour les composés organiques volatils émis par d'autres plantes. Elles sont ainsi capables de repérer leurs apparentés, ce qui leur évite de les prendre pour des concurrentes et de dépenser inutilement des ressources à lutter contre elles. Plusieurs études ont aussi montré qu'en cas d'attaque par des herbivores, certains végétaux envoient des signaux chimiques qui, une fois captés par leurs voisins, les aident à mettre en place des stratégies de défense, ce qui n'est pas sans rappeler le film Phénomènes de M. Night Shyamalan. On sait également que les récepteurs de lumière des plantes sont assez perfectionnés pour qu'elles reconnaissent les longueurs d'ondes renvoyées par les plantes qui les côtoient, ce qui leur donne des informations sur leur environnement et la présence d'éventuels concurrents. Point n'est besoin d'avoir des yeux pour voir...
Dans une nouvelle étude publiée le 22 mai par PLoS ONE, une équipe italo-australienne a voulu explorer tous les modes de communication possibles entre deux plantes, le piment et le fenouil. Ce dernier a en effet la propriété d'émettre de puissants signaux chimiques par ses racines et ses parties aériennes, qui inhibent la croissance de certains de ses voisins (comme les tomates et les piments) quand ils ne les tuent pas. Les chercheurs ont employé un dispositif expérimental simple mais ingénieux pour tester leurs hypothèses.
Dans la conclusion de leur étude, les chercheurs avancent deux hypothèses. Première possibilité, les plantes étant sensibles au champ magnétique terrestre, peut-être sont-elles aussi capables de percevoir un champ magnétique ultra-faible émanant de la plante cachée ? Deuxième possibilité, que les auteurs semblent préférer : le son. On sait évidemment que les végétaux produisent des bruits, qui ne sont pas que des craquements et des bruissements. Toute la question est de savoir s'ils y sont réceptifs. Cette expérience pourrait ajouter un élément nouveau au dossier à condition de considérer que le piment, sous ses différentes formes, a perçu les ondes sonores émises par le fenouil et qu'il a, du coup, hâté sa croissance comme pour se renforcer face à la concurrence de cette plante, voire anticiper l'arrivée de ses molécules chimiques nocives. La sensibilité des plantes au son est un sujet d'étude peu exploré mais qui a des chances de se développer, notamment depuis qu'une expérience réalisée par la même équipe et publiée en mars dans la revue Trends in Plant Science a montré qu'en présence d'un son continu émis à des fréquences comprises entre 200 et 300 hertz, les racines de jeunes plants de maïs poussant dans de l'eau avaient nettement tendance à se tourner vers la source sonore. Disons que le lierre de Gaston Lagaffe s'est juste trompé de direction...
jeudi 14 juin 2012
Anja, la communauté qui a sauvé sa forêt grâce au tourisme
La communauté d'Anja, à Madagascar, vient de recevoir une récompense des Nations unies pour avoir réussi à sauver sa forêt et sa faune grâce à l'écotourisme, un exemple des promesses de l'économie verte qui sera à l'ordre du jour du sommet du développement durable à Rio. L'écotourisme rapporte à cette communauté de 2.500 habitants environ 30.000 euros par an. Grâce à l'argent du tourisme, l'association finance des patrouilles de surveillance du parc, le recensement des espèces qui y vivent, le reboisement de la forêt, mais aussi un système de protection sociale pour les handicapés et les personnes âgées. La communauté est aujourd'hui autosuffisante pour son alimentation.
Les communautés vont lancer un cri d’alarme à Rio
Onze ans plus tard, les Nations unies viennent de décerner à «Anja Miray» le «Prix Equateur», qui récompense 25 communautés dans le monde pour leur travail sur la protection de la biodiversité et la promotion de l'écotourisme. Du 20 au 22 juin, des représentants d'Anja partiront recevoir leur prix à Rio de Janeiro, où près de 130 chefs d'Etat et de gouvernement seront réunis pour la Conférence des Nations unies sur le développement durable, 20 ans après le Sommet de la Terre.
Avant le départ de leurs représentants pour Rio pour recevoir leur prix, les habitants d'Anja ont célébré une fête avec une quarantaine de représentants de plus de 400 communautés locales de tout le pays. «Je ressens de la fierté pour cette communauté», dit Fatma Samoura, coordinatrice des Nations unies à Madagascar, qui était invitée. Mais ce succès ne fera école que s'il existe une véritable volonté politique du gouvernement. «Aujourd'hui ces communautés, à travers la déclaration qu'elles vont faire à Rio, vont néanmoins lancer un cri d'alarme, en leur disant écoutez, nous, nous avons pris l'option de ne pas être dépossédés de notre terroir, mais nous aimerions également que les autorités malgaches puissent vraiment nous aider à rester chez nous et à produire tout en sauvegardant la nature».
Mes lémuriens sont de retour
Au début des années 1990, la moitié des 13 hectares de la forêt d'Anja avait été coupée illégalement, avec des conséquences dramatiques: baisse des réserves d'eau, assèchement des rizières, ensablement des champs. Les lémuriens s'étaient enfuis, et les rares qui restaient, parfois, étaient mangés par les villageois au bord de la famine. Face au désastre, les habitants créent en 2001 une association: «Anja Miray» («Communauté d'Anja», qui regroupe six villages). Les Nations unies, avec diverses ONG internationales et malgaches, lui font un don d'environ 30.000 euros. Dans le but de responsabiliser la communauté de base elle-même de l'intérêt économique de protéger son environnement.
Un bonnet vissé jusqu'aux yeux, Mamy affronte le vent et la pluie de l'automne austral, en montrant fièrement trois montagnes de granit grises collées les unes aux autres: la fierté de la communauté d'Anja. «C'est un endroit particulier» dit Mamy, né au village, et aujourd'hui guide dans ce parc naturel. «On va voir des lémuriens, des grottes, des tombes ancestrales, des caméléons, des oiseaux, des papillons, et aussi des plantes médicinales», annonce-t-il. Dans les montagnes, un dédale de couloirs dans la pierre. «Ici, vous voyez, ces cornes de zébus marquent l'entrée d'une tombe». Un peu plus loin, le guide regarde en l'air. Des lémuriens blancs et noirs sautent d'arbre en arbre: «Ce sont des lémuriens Maki-Katta. Katta vient de l'anglais cat, car ils ressemblent à des chats.» Aujourd'hui, 300 lémuriens vivent dans le parc d'Anja. Il y a vingt ans, ils étaient sur le point de disparaître.
jeudi 7 juin 2012
Les multiples vertus du vétiver révélées
Une plante herbacée vivace a différentes utilités. Tel est l'objectif de la plantation Bemasoandro en exposant le vétiver à l'Alliance Française d'Antananarivo, pendant 15 jours.
Ainsi, cette plante ne sert pas seulement à lutter contre l'érosion, grâce à son système racinaire extrêmement dense, pouvant pénétrer à plus de trois mètres de profondeur dans le sol. « La racine permet de confectionner un tapis de bain, un cadre photo et un toit. La feuille sert à fabriquer des sous assiettes et un toit. Le vétiver peut donner également de l'huile essentielle
», a relaté Herna Hajaniaina Rakotonirinjanahary, gestionnaire de plantation.
Cette plante a ainsi différentes vertus. « Elle peut être utilisée en cas de mauvaise circulation du sang, du stress et d'aménorrhée (absence de règle) », ajoute le gestionnaire de plantation. Il n'existe pas encore de marché bien structuré pour écouler tous ces produits.
« Il n'y a que trois sociétés qui font la promotion de cette plante actuellement », raconte Herna Hajaniaina Rakotonirinjanahary. La plante sert essentiellement à conserver et protéger le sol, même si le vétiver n'a pas besoin de climat spécifique pour pousser.
», a relaté Herna Hajaniaina Rakotonirinjanahary, gestionnaire de plantation.
Cette plante a ainsi différentes vertus. « Elle peut être utilisée en cas de mauvaise circulation du sang, du stress et d'aménorrhée (absence de règle) », ajoute le gestionnaire de plantation. Il n'existe pas encore de marché bien structuré pour écouler tous ces produits.
« Il n'y a que trois sociétés qui font la promotion de cette plante actuellement », raconte Herna Hajaniaina Rakotonirinjanahary. La plante sert essentiellement à conserver et protéger le sol, même si le vétiver n'a pas besoin de climat spécifique pour pousser.
mercredi 6 juin 2012
L'économie verte à l'honneur de la Journée Mondiale de l'environnement
L'économie verte est à l' honneur de la Journée Mondiale de l'Environnement du 5 juin de cette année à Madagascar dont la célébration officielle s'est tenue à Fénérive-Est (dans l'est du pays), apprend-on d'une source auprès du ministère de tutelle, mardi.
"Economie verte : En faites-vous partie?" tel a été le thème choisi pour cette année par le programme des Nations Unies pour l'environnement, qui marque par également le 20ème anniversaire du Rio+20.
En plus des festivités organisées dans les 22 régions de Madagascar, diverses manifestations axées sur la promotion de l' économie verte sont organisées à Fénérive-Est du mardi au jeudi prochain dont la foire environnementale.
Pour la Journée Mondiale, la remise officielle de documents marquant la volonté du gouvernement de promouvoir l'économie verte à Madagascar a été mise en relief.
Ce document est le rapport relatant l'état de l'environnement de Madagascar (REEM 2012), les plans d'action sectorielle intégrant les activités prenant en compte les dimensions environnementales ainsi que le programme régional de développement vert de la région d'Analanjirofo (dans l'est de la Grande Ile).
Ce REEM 2012 est la 3ème édition du rapport qui est publié tous les 5 ans,qui raconte l'économie et l'environnement, l'air, l'eau, le sol, l'écosystème terrestre, marin et côtier, l'environnement social, rural et urbain, les catastrophes naturelles et le changement climatique.
Ce document cadre sert à aider les associations et les partenaires environnementaux à bien planifier leurs projets ainsi que les mesures prises par le gouvernement et les options futures.
"Economie verte : En faites-vous partie?" tel a été le thème choisi pour cette année par le programme des Nations Unies pour l'environnement, qui marque par également le 20ème anniversaire du Rio+20.
En plus des festivités organisées dans les 22 régions de Madagascar, diverses manifestations axées sur la promotion de l' économie verte sont organisées à Fénérive-Est du mardi au jeudi prochain dont la foire environnementale.
Pour la Journée Mondiale, la remise officielle de documents marquant la volonté du gouvernement de promouvoir l'économie verte à Madagascar a été mise en relief.
Ce document est le rapport relatant l'état de l'environnement de Madagascar (REEM 2012), les plans d'action sectorielle intégrant les activités prenant en compte les dimensions environnementales ainsi que le programme régional de développement vert de la région d'Analanjirofo (dans l'est de la Grande Ile).
Ce REEM 2012 est la 3ème édition du rapport qui est publié tous les 5 ans,qui raconte l'économie et l'environnement, l'air, l'eau, le sol, l'écosystème terrestre, marin et côtier, l'environnement social, rural et urbain, les catastrophes naturelles et le changement climatique.
Ce document cadre sert à aider les associations et les partenaires environnementaux à bien planifier leurs projets ainsi que les mesures prises par le gouvernement et les options futures.
mardi 5 juin 2012
Solar Impulse atterrit au Maroc
L’avion solaire suisse Solar Impulse a atterri dans la nuit de mardi à mercredi à Rabat, au Maroc, a constaté un journaliste de l’AFP.
Conduit par le suisse Bertrand Piccard, il a atterri -en pleine lune- à 23H30 locales (22H00 GMT) à l’aéroport de Rabat Salé où il a été accueilli par des responsables de l’Agence marocaine de l'énergie solaire (MASEN).
D’immenses chapiteaux ont été dressés près de l’aéroport pour abriter les organisateurs de ce vol, retransmis en direct par le site +solarimpulse.com+.
Selon des res
ponsables de l’aéroport, la piste sur laquelle l’avion a atterri est longue de 3,8 km. Ce dernier «se reposera à Rabat pendant cinq jours avant de s’envoler de nouveau pour Ouarzazate», au sud du Maroc, à la veille de l’inauguration par le roi Mohammed VI de la plus grande installation thermo-solaire jamais construite à ce jour dans le monde.
Piloté par le Suisse Bernard Piccard, co-fondateur du projet, l’avion solaire a décollé de l’aéroport de Madrid-Barajas mardi à 05h22 (03h22 GMT).
ponsables de l’aéroport, la piste sur laquelle l’avion a atterri est longue de 3,8 km. Ce dernier «se reposera à Rabat pendant cinq jours avant de s’envoler de nouveau pour Ouarzazate», au sud du Maroc, à la veille de l’inauguration par le roi Mohammed VI de la plus grande installation thermo-solaire jamais construite à ce jour dans le monde.
Piloté par le Suisse Bernard Piccard, co-fondateur du projet, l’avion solaire a décollé de l’aéroport de Madrid-Barajas mardi à 05h22 (03h22 GMT).
Une éclipse de Vénus visible les 5 et 6 juin.......
Une éclipse de Vénus aura lieu les 5 et 6 juin prochains. Pour les amoureux du ciel ce sera une occasion rare de constater l'alignement de Vénus sur le soleil mais également la Terre. Un moment dédié également à la vérification des techniques d'observation des exoplanètes lointaines transitant devant leur étoile.
Le transit de Vénus, qui apparaît comme un grain de beauté sur le Soleil, est photographié le 8 juin 2004, au Planetarium d'Urania à Hove, en Belgique. Après celle de 2004-2012, la prochaine paire de transits de Vénus est agendée à... 2117.
Il s'agit d'un évènement astronomique et scientifique majeur. Le prochain passage de Vénus devant le soleil n'aura lieu que dans 105 ans soit en 2117. Ces transits surviennent par paire à huit ans d'intervalle et n'apparaissent plus pendant plus d'un siècle. Le précédent était donc en 2004 et aucun ne s'est produit au XXe siècle.
Le passage de Vénus devant le soleil sera entièrement visible à travers le Pacifique depuis l'Est de l'Australie, notamment à Hawaii où se trouvent de nombreux télescopes parmi les plus puissants au monde comme l'observatoire de Mauna Kea.
Aux Etats-Unis, le transit commencera dans l'après-midi et le soleil se couchera avant la fin du phénomène. En Europe ce sera le contraire. Au lever du jour, le 5 juin, Vénus aura déjà commencé à passer devant le soleil.
Le transit de Vénus, qui apparaît comme un grain de beauté sur le Soleil, est photographié le 8 juin 2004, au Planetarium d'Urania à Hove, en Belgique. Après celle de 2004-2012, la prochaine paire de transits de Vénus est agendée à... 2117.
Il s'agit d'un évènement astronomique et scientifique majeur. Le prochain passage de Vénus devant le soleil n'aura lieu que dans 105 ans soit en 2117. Ces transits surviennent par paire à huit ans d'intervalle et n'apparaissent plus pendant plus d'un siècle. Le précédent était donc en 2004 et aucun ne s'est produit au XXe siècle.
Le passage de Vénus devant le soleil sera entièrement visible à travers le Pacifique depuis l'Est de l'Australie, notamment à Hawaii où se trouvent de nombreux télescopes parmi les plus puissants au monde comme l'observatoire de Mauna Kea.
Aux Etats-Unis, le transit commencera dans l'après-midi et le soleil se couchera avant la fin du phénomène. En Europe ce sera le contraire. Au lever du jour, le 5 juin, Vénus aura déjà commencé à passer devant le soleil.
dimanche 3 juin 2012
La grande aigrette se reproduit en Angleterre pour la première fois
Des naturalistes britanniques confirment qu’un couple de grandes aigrettes – le plus grand des hérons – a donné naissance, mardi 29 mai, à au moins un petit sur le sol britannique : une première dans le monde de l’ornithologie.
Mardi soir, les naturalistes bénévoles de la réserve naturelle de Shapwick Heath, dans le Somerset, surveillant 24 heures sur 24 le nid de ce couple de grandes aigrettes, ont d’abord cru y entrevoir un battement d’ailes et l’éclair d'un bec jaune. Mercredi matin, Kevin Anderson, coordinateur du projet ‘grande aigrette’ pour l’organisme Natural England, a confirmé à 100% la venue au monde d’un poussin, après avoir pu observer ce dernier battre des ailes et être nourri par sa mère.
C’est la toute première fois, selon les ornithologues, que cette espèce de héron se reproduit au Royaume-Uni, où il est rarement observé. Selon d’autres observations qui restent à confirmer, un second poussin serait né un peu plus tard – ces aigrettes pouvant pondre jusqu'à six œufs, un à la fois, sur une période de quelques jours. "Ce fut un grand sentiment de soulagement quand nous avons pu confirmer que nous avions au moins un oisillon dans le nid. Nous étions sur des charbons ardents, comme les futurs parents nous-mêmes", a déclaré Simon Clarke, un responsable local cité par la BBC.
jeudi 31 mai 2012
La nature de Madagascar sera exposée au Jardin Exotique de Monaco
La nature extraordinaire de Madagascar sera dans le Jardin Exotique de Monaco lors d'une exposition photographique qui se tiendra du 19 juin au 5 août prochain, apprend-on de l'Office National du Tourisme Malgache (ONTM) dans son communiqué, jeudi.
L'objectif de cette exposition est de "participer, par le biais de l'image, à la protection des espèces et des écosystèmes et de faire apprécier la beauté de cette nature si riche pour mieux faire prendre conscience de la nécessité de préserver cet environnement si fragile", selon les explications du photographe professionnel, Nicolas Cegalerba.
Elle entre également dans le cadre de la promotion de la destination Madagascar et de sa richesse touristique sur le plan international, a-t-on indiqué.
La nature malgache ainsi que ses diverses potentialités naturelles seront ainsi exposées dans ce Jardin Exotique de Monaco qui, depuis plus de 75 ans, a "collectionné les plus étonnantes et les plus rares espèces de plantes exotiques du monde entier".
"44 photographies sur la biodiversité de la Grande Ile dont des espèces emblématiques comme les lémuriens et baobabs mais aussi des espèces moins connues mais tout aussi spectaculaires et parfois extrêmement menacées, prises par Nicolas Cegalerba lors de ses passages à Madagascar, seront exposées".
Madagascar possède des écosystèmes très variés et une biodiversité unique en son genre.
vendredi 25 mai 2012
La constitution des communautés de parasites dans les îles
Il est particulièrement difficile de reconstituer l'histoire évolutive des parasites. Une équipe franco-espagnole impliquant notamment des chercheurs du Laboratoire Evolution et Diversité Biologique (CNRS/ Université Toulouse 3/Ecole nationale formation agronomique) vient, grâce à des analyses phylogénétiques moléculaires, de reconstruire le parcours et l'évolution de plusieurs lignées de parasites sanguins présents chez des oiseaux endémiques des îles Mascareignes. Les résultats sont publiés dans la revue Molecular Ecology.
Malgré de nombreuses recherches, on ne sait finalement que peu de choses sur l'origine des communautés de parasites, leur édification au fil du temps et la manière dont les parasites changent d'hôte ou d'aire géographique. Les chercheurs se sont intéressés à un groupe de parasites sanguins qui prennent des oiseaux pour hôtes intermédiaires, notamment les oiseaux-lunettes endémiques de l'archipel des Mascareignes (La Réunion, Maurice, Rodrigues). Ils ont comparé les profils génétiques de parasites présents dans le sang des oiseaux des Mascareignes avec ceux qu'ils ont trouvés chez des oiseaux-lunettes d'autres îles de l'océan Indien et de nombreuses autres autres espèces d'oiseaux du monde entier.
En tirant parti de la connaissance de l'histoire biogéographique des oiseaux-lunettes qu'ils ont acquise au cours de travaux précédents, les chercheurs ont établi que la diversité des parasites retrouvée chez les oiseaux des îles s'explique par une combinaison de deux processus: des immigrations multiples suivies dans certains cas de radiations évolutives. Ainsi, deux lignées de parasites très riches en espèces semblent avoir été présentes dans l'archipel depuis plus d'un million d'années et s'y être diversifiées depuis leur arrivée tandis qu'une autre lignée s'est implantée plus récemment, probablement apportée par un oiseau infecté introduit par les humains. Réussir à mettre en lumière les processus par lesquels des parasites s'installent chez telle espèce ou à tel endroit est particulièrement important dans un contexte où la nécessité de comprendre les mécanismes qui déterminent l'émergence de nouvelles maladies n'a jamais été aussi grande.
mercredi 23 mai 2012
Greenpeace appelle à prendre des mesures pour freiner la disparition du thon
Greenpeace a accusé mercredi l'industrie du thon de déclarer certaines espèces de ce poisson menacées d'extinction, et réclamé la fin des méthodes de pêche non sélectives qui capturent accidentellement tortues, dauphins ou requins. Alors que les grands acteurs de la filière sont réunis cette semaine à Bangkok, l'organisation de défense de l'environnement a appelé les industriels à mettre en place une pêche durable et à ne plus utiliser de méthodes "destructrices". "C'est une situation urgente. Il y a tout simplement trop de bateaux (...). Il doit y avoir une réduction importante si nous voulons inverser le déclin des stocks", a expliqué Sari Tolvanen à l'AFP. "On pourrait penser que l'industrie serait inquiète du déclin des stocks, mais ils ne font rien". Selon Greenpeace, les populations de thon pourraient croître à nouveau avec une protection adéquate. L'organisation a également réclamé une interdiction des dispositifs qui attirent les poissons vers des sortes de filets géants, capturant au passage 10% d'espèces autres que le thon.
L'industrie du thon, des bateaux-usines aux supermarchés, assure avoir conscience du problème de la réduction des stocks et respecter les quotas limitant les prises aux poissons arrivés à maturité et dans des eaux où les populations sont abondantes. Le thon rouge, très prisé pour les sushis, est l'une des espèces les plus en danger. Un thon rouge de 269 kilos avait été adjugé en janvier au prix record de 565.000 euros lors de la première vente aux enchères de l'année au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, le plus grand du monde.
mardi 22 mai 2012
Un nouveau virus frappe l’aquaculture dans l’océan Indien
Le white spot syndrome virus est apparu pour la première dans notre sous-région au Mozambique l’année dernière. Il vient d’être détecté cette fois à Madagascar. La maladie tue les crustacés, notamment les crevettes d’élevage. Les fermes aquacoles touchées chiffrent les pertes en millions d’euros.
White spot syndrome virus (WSSV) ou maladie des points blancs. Jusqu’en 2011, l’océan Indien était l’une des dernières régions au monde épargnée par cette épizootie qui touche plus de quarante espèces de crustacés sur la planète. Aujourd’hui, notre sous-région Indien est bel et bien contaminée à son tour.
Les premiers cas ont été signalés fin août, l’an dernier, dans une ferme réunionnaise installée dans la région de Quélimane, au Mozambique. La structure implantée par Aquapesca (groupe Océinde) s’est vue contrainte de stopper net sa production de crevettes bio. Cette information communiquée à l’Organisation mondiale de la santé animale avait à l’époque fortement inquiété les autorités de Madagascar, à juste titre puisque la filière crevettes s’est développée dans les mangroves de la côte ouest de la Grande Ile, à moins de 700 km des côtes mozambicaines. Le gouvernement malgache avait immédiatement interdit toute importation de crustacés du Mozambique ainsi que toute introduction de produits transformés ou de matériels ayant servi à leur manipulation.
Madagascar touchée à son tour
Mais la barrière douanière n’aura pas eu l’effet escompté. Le laboratoire de pathologie aquacole de l’Université d’Arizona (Etats-Unis) vient en effet de confirmer le premier cas malgache. Le virus a été détecté le 5 mai dans une ferme du Menabe, proche de Morondava, propriété du groupe Aquamen EF, l’un des deux poids lourds du secteur sur la Grande île aux côtés du groupe Unima.
Un désastre potentiel pour la filière. Car le virus est mortel pour les crevettes à plus de 75%. « Nous avons dû isoler la ferme et pêcher 100% des crevettes pour les brûler » explique un responsable de la ferme du Manabe. « Nous avons perdu un cycle complet, soit environ 300 tonnes. C’est comme une catastrophe climatique ». Estimation des pertes selon le magazine économique Marchés Tropicaux et Méditerranéens : plus de 3,5 millions d’euros.
3 milliards de dollars de pertes par an
Le white spot syndrome virus n’est pas la seule maladie susceptible de contaminer les élevages aquacoles mais elle est certainement l’une des plus coûteuses. En 2002, un rapport international estimait les pertes à plus de 3 milliards de dollars par an sur la planète. Certains pays précédemment touchés comme Taiwan ont vu leur production divisée par trois après la contamination. Les enjeux financiers de la bio-sécurité sont donc très importants pour la filière. A titre indicatif, les crustacés ne représentent que 10 % du volume des produits de la mer du Mozambique mais contribuent en valeur à 75 % des exportations et représentent tout de même un chiffre d’affaires annuel de 51,8 millions de dollars. En 2010 à Madagascar, la sous-filière crevettière a généré à l’export environ 50 millions de dollars de recettes. Elle représentait cette même année plus de 3500 emplois directs.
mardi 8 mai 2012
Massif de l’Itremo : bientôt une nouvelle aire protégée
Le vestige forestier d’Ankazobe d’environ 13 ha, dans la Région Analamanga, mérite une attention particulière en abritant le Sohisika, une espèce « en danger critique ». Conservation International (CI) appuie la volonté des communautés de Firarazana et des villageois environnants pour assurer la protection de ce lambeau forestier. Le « Missouri Botanical Garden » y apporte son appui technique dans la structuration communautaire (VOI Sohisika), le transfert de gestion, les activités génératrices de revenus (écotourisme rural, pépinière d’espèces autochtones et exotiques, apiculture, pisciculture), la restauration forestière, les pare-feux… Notons que dans la Région Vakinankaratra, trois sites ont été appuyés par CI à savoir Tsinjoarivo, Ankaratra et Ibity. Ceci pour la mise en protection des ressources et habitats naturels sachant qu’ils fournissent des services écologiques importants ou qu’ils hébergent des espèces endémiques menacées. Le Massif de l’Itremo, dans la Région Amoron’i Mania, est un centre d’endémisme et de biodiversité. Avec l’appui financier de CI, le « Royal Botanic Garden Kew » a pris la relève pour la phase de création définitive de cette nouvelle aire protégée.
vendredi 4 mai 2012
Formation pour Création de Cours en ligne sur Moodle du Lundi 14 au Mercredi 16 mai 2012
Une formation pour la création de Cours en ligne sur la Plateforme Moodle (RICT formation Moodle), est organisée par le Projet RICT (Projet de Partenariat entre ESSA-Forêts et la Faculté des Sciences pour le renforcement du TICE), au Centre Informatique RICT du Lundi 14 au Mercredi 16 mai 2012. de 8:30 à 11:30. Une fiche d’inscription dûment remplie devrait être envoyée soit à Mr Jeannin Ranaivonasy (j.ranaivonasy@gmail.com, tel 0341116671) à l’ESSA-Forêts, soit à Mr Harry Harvel (harvelharry@gmail.com, tel 0340466333) au Centre RICT, au plus tard le Jeudi 10 mai 2012. La formation est gratuite et les places sont limitées.
mercredi 2 mai 2012
Compensation carbone, une bonne idée ?
Compensation carbone : qu’est ce que c’est ?
Le processus de compensation carbone est assez simple. Vous êtes un particulier ou une entreprise et vous souhaitez lutter contre vos émissions de gaz à effet de serre ? Alors les programmes de compensation carbone sont peut-être faits pour vous.
L'effet de serre expliqué
Compensation, la marche à suivre
Une fois que vous connaissez votre volume d’émissions, vous pouvez alors investir, en achetant des crédits carbone, dans des projets d’efficacité énergétique, de reforestation ou de soutien aux énergies renouvelables, souvent portés par des ONG. Calculez votre bilan carbone sur l’année ou sur l’une de vos activités (vos trajets en voiture par exemple ou un voyage en avion). Une fois ce bilan effectué, étudiez votre situation carbone et changez d’abord vos habitudes pour réduire votre bilan carbone.
Compost
Ces projets de compensation, de capture et stockage du carbone peuvent être de diverses natures, comme la promotion du compostage de déchets organiques à Madagascar, des réservoirs à Biogaz et Vermicompost en Inde, des fours solaires au Pérou (proposés par actioncarbone.org) ou encore une installation géothermique au Guatemala (Climatmundi).
L’objectif est d’arriver à un bilan complètement neutre entre les émissions dont vous êtes responsables et celles qui sont compensées.
Les crédits carbone et la compensation carbone en France
Quatre organismes français de rachat des GES ont signé la Charte de l’Ademe, se partageant d’ailleurs l’essentiel du marché depuis 2005 :
1. L’association CO2 Solidaire lancée par le Geres (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités) propose de financer des projets dans des pays du Sud (Cambodge, Maroc, Afghanistan, Inde) dont elle est elle-même l’initiatrice.
2. L’association Action carbone créée Y . Arthus-Bertrand (Good Planet) dont les projets concernent la capture de CO2 par la végétation (projet de reforestation, lutte contre la déforestation…) ou les énergies renouvelables dans les pays du Sud.
3. L’entreprise Climat Mundi qui a la particularité de vendre des certificats de réduction d’émissions de CO2 sous forme de chèques cadeau ! Les projets qu’elle soutient concernent les énergies renouvelables (petite hydraulique en Chine et au Mexique) et la lutte contre la désertification (Erythrée).
4. L’entreprise EcoAct engagée dans des projets de reforestation en Amérique du Sud ou de construction de chambres froides au Burkina Faso.
Compensation carbone, un système controversé
A priori, la compensation carbone est très bénéfique pour l’environnement. Mais quelques voix s’élèvent contre ce système pourtant apprécié de nombreuses entreprises et même de quelques stars. Car si le principe de la compensation carbone est salué, c’est la démarche qui est critiquée. Il faut savoir que :
* Les prix de la tonne du CO2 peuvent varier du simple au quadruple. La compensation d’un vol Aller-retour Paris/new-York passe ainsi de 8 à 80 euros selon les opérateurs.
* La qualité des projets soutenus et leur mode de contrôle manque de transparence et de lisibilité dans certains cas.
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lundi 30 avril 2012
Maîtriser la démographie, la clé pour sauver l'environnement?
Démographie et environnement ne peuvent être considérés comme deux problèmes séparés, estiment des scientifiques britanniques de la Royal society. Selon eux, la croissance de la population mondiale est un sujet à aborder lors de réunions internationales comme la conférence des Nations unies Rio+20 sur le développement durable, en juin, où l’on peut «recadrer la relation entre les gens et la planète».
Dans un rapport présenté à Londres, l’académie britannique des sciences, estime que «le XXIème siècle est une période critique». Elle rappelle que la population mondiale, de 7 milliards aujourd’hui, devrait atteindre 8 à 11 milliards d’ici à 2050. Pour les scientifiques, la démographie doit être stabilisée par des méthodes «volontaires», où l’éducation peut jouer «un rôle important». En parallèle, les pays développés et émergents doivent réduire leurs niveaux de consommation pour permettre aux plus pauvres de consommer plus et d’échapper à la pauvreté absolue, qui concerne 1,3 milliard de personnes vivant avec moins de un euro par jour.
Vers un avenir «inéquitable et inhospitalier»
«Le monde est face aujourd’hui à un choix très clair», affirme Sir John Sulston (Université de Manchester), qui a conduit le travail sur ce rapport. «Nous pouvons choisir de rééquilibrer l’utilisation des ressources selon un schéma de consommation plus égalitaire, recadrer nos valeurs économiques pour refléter vraiment ce que notre consommation signifie pour notre planète, et aider les individus dans le monde entier à faire des choix de reproduction informés et libres», dit-il. «Ou bien nous pouvons choisir de ne rien faire et nous laisser entraîner dans un tourbillon de maux économiques, socio-politiques et environnementaux, conduisant à un avenir plus inéquitable et inhospitalier».
«La capacité de la Terre à répondre aux besoins des hommes est limitée», rappelle le rapport, qui relève les niveaux de consommation très élevés dans les pays riches, où un enfant utilise 30 à 50 fois plus d’eau que celui d’un pays en développement. Des pratiques qui se répandent dans les pays émergents très peuplés. Le rapport avance plusieurs recommandations: réduire l’extrême pauvreté, mettre en place des programmes volontaires de planning familial dans les pays pauvres, réduire la consommation de biens matériels dans les pays les plus développés et les pays émergents -réduction des déchets, investissements dans les ressources renouvelables... «Nous appelons les gouvernements à s’intéresser soigneusement au problème démographique à la conférence Rio+20, et à s’engager à un avenir plus juste, basé non pas sur une croissance de la consommation matérielle mais sur les besoins présents et futurs de la communauté globale», souligne Sir Sulston.
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