jeudi 4 novembre 2010

Ecocert, organisme de certification biologique, organisera une réunion d’information

Certification biologique - Ecocert, organisme international, leader de la certification biologique, organisera une réunion d’information qui se tiendra le 5 novembre à l’hôtel Colbert. Au cours de cette journée, les participants auront l’occasion de prendre connaissance du nouveau règlement européen de l’agriculture biologique en vigueur le 1er janvier 2009 et de connaître les différentes offres de service qu’il a, depuis sa création en 1991, étendu dans plusieurs domaines dont le commerce équitable, Globalgap ainsi que l’environnement.

Environnement : Le corridor pour préserver ce qui reste

L’Aire protégée (AP) est le modèle de conservation le plus utilisé à Madagascar depuis son introduction en 1927. Un modèle souvent assimilé aux îles. Malheureusement, une aire protégée trop petite et déconnectée serait en péril. Aussi, un nouveau concept a été créé, le corridor qui a pour but de limiter les effets de bordure et de baisser le taux d’extinction des espèces. Avec sa forme allongée, il a également pour rôle de connecter des espaces ou de relier des aires protégées.

Une écologue à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à Montpellier, Stéphanie Carrière-Buchsenschutz, évoque cependant un malentendu sur l’utilisation de celui-ci : «Ce concept semble être mal connu et mal compris par les environnementalistes à Madagascar. Un fait ajouté par le manque de données empiriques et scientifiques ne permettant pas de confirmer le rôle du corridor. Apparemment, ce nom est donné uniquement en raison de la forme allongée de la forêt.»

Théorie importée

En interviewant le chef de département des Eaux et Forêts à l’Ecole supérieure des Sciences agronomiques (ESSA) à l’Université d’Antananarivo, Bruno Ramamonjisoa, sur cette critique voici sa réponse : « Depuis la colonisation, Madagascar a acquis une mauvaise habitude. Celle de vouloir toujours importer des idéologies mais aussi de se référer aux exemples et théories de l’étranger. Alors que à chacun son contexte. Un concept qui a été créé par les Américains ou les Français ne peuvent toujours pas répondre à la réalité de l’Afrique, de l’Asie ou de Madagascar.» Toutefois, ce professeur ne s’attarde pas aux problèmes, il propose des solutions. « La démarche de recherche doit changer. Il faut faire émerger l’expérience locale. La formation des futurs cadres et experts doit être plus pragmatique afin d’éviter une éventuelle faiblesse intellectuelle », avance-t-il.

Nouvelle approche

C’est la raison pour laquelle dans ce département, l’autodidactie est préconisée. Cela va faire 16 ans qu’il expérimente sur un nouveau système de formation. La réduction du nombre des matières et des modules reflète ce changement. Si en 1996, la formation post universitaire au département des Eaux et Forêts comptait encore 40 matières, aujourd’hui, elle est à une quinzaine de matières c’est-à-dire 11 modules. Les enseignants ont également leur rôle à jouer comme quoi ils sont devenus des animateurs et des guides et non plus des maîtres. Cette démarche de recherche se résume au développement de la capacité de synthèse et d’analyse de l’étudiant.

04-11-2010| Écrit par R.B

Produit de rente: Vers la mise en place de « Madagascar cacao board »

Les résolutions prises à l’issue des travaux des différentes commissions, à savoir, celles de la production, commercialisation, sécurité et finance, de l’atelier sur la filière cacao organisé par le ministère du commerce à Ambanja ont été présentées au public pendant la cérémonie de clôture vendredi dernier. De toutes ces résolutions, celle relative à la mise en place d’une plate forme de concertation appelée « Madagascar Cacao Board » s’avère pour toute l’assistance intéressante à plus d’un titre dans la mesure où celle-ci a pour rôle le maintien du label Madagascar. Autrement dit la préservation de la bonne qualité de cacao de Madagascar. En tout cas, le ministre du commerce, Freddie Mahazoasy, a déclaré dans son discours qu’il fera le nécessaire pour sortir officiellement dans le meilleur délai le texte régissant cette plate forme. Une autre résolution qui a également suscité l’intérêt du public est la valorisation du déchet et sous produit du cacao. A noter que Madagascar produit environ 200 000 tonnes de cacao par an dont 20% seulement sont exportés et 10% commercialisés à l’intérieur du pays.

S.I.

Bois de rose de Madagascar: Un lit à 1 million de dollars en Chine

10 milliards de Fmg ou 2 milliards d’ariary ou encore 1 million de dollars, c’est le prix de lits fabriqués en Chine mais avec du bois de rose de Madagascar.
(ATTENTION AU TITRE DE L'ARTICLE MENSONGER).

Cette information est de l’organisme américain Global witness et de l’Agence d’investigation environnementale (EIA). Elle est contenue dans un rapport lancé dans le cadre de la conférence sur la diversité biologique à Nagoya au Japon du 18 au 29 octobre dernier. Outre la destruction d’une partie du patrimoine environnemental du pays, l’exploitation et l’exportation illégale de bois de rose font ainsi perdre beaucoup d’argent à l’Etat et à un grand nombre d’acteurs de la filière. Car le bûcheron ne gagne pas 20 000 ariary par jour. Il gagne largement par rapport à un simple journalier dont le salaire oscille entre 2 000 et 3000 ariary selon les régions. N’empêche, sa rémunération représente seulement 0,001% du prix d’un lit fabriqué en Chine avec du bois de rose de Madagascar. C’est dire le salaire de misère qu’on lui verse. Quant aux recettes fiscales et autres redevances perçues par l’Etat via l’exportation de bois de rose, elles sont également jugées peu importantes. Bref, l’Etat et une bonne partie des acteurs locaux de la filière bénéficient à peine de l’exploitation et de l’exportation de ce bois précieux.

Notons que le rapport de Global witness et de l’EIA a été rédigé à partir d’enquêtes et d’investigations dans des dossiers officiels auxquels ces organismes ont pu accéder officiellement. Il est également le fruit d’investigations sur terrain. Et au cours de ces descentes, les auteurs du rapport se sont fait passer pour des acheteurs et à Antalaha, une entreprise n’a pas hésité à leur montrer l’endroit où elle coupe du bois de rose. La zone en question est située en plein parc national. A part ces enquêtes à Madagascar, les auteurs du rapport sont également allés en Chine et dans d’autres pays pour voir en quoi le bois de rose en provenance de Madagascar a été transformé. Ces voyages leur ont aussi permis de voir aussi les prix affichés sur les produits transformés. En Chine, ce bois est principalement utilisé en menuiserie, il est transformé en meubles notamment. Et les prix s’envolent souvent à des sommets inimaginables. Car 100 lits en bois de rose à 1 million de dollars la pièce valent les 100 millions de dollars versés par le consortium minier chinois Wisco pour l’accès aux gisements de fer de Soalala. Et avec tout le bois de rose écoulé illicitement ou légalement hors de Madagascar et transformé en Chine, on n’aura pas seulement 100 mais des milliers de lits et autres meubles.

98% du bois de rose en provenance de Madagascar vont sur la Chine, là où l’on ne soucie pas de la nature de l’origine de la matière première. Les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne ont une loi pour bloquer l’entrée de bois issus d’une exploitation illicite. Mais ils sont au final les principaux marchés des meubles fabriqués en Chine dont les matières premières peuvent être issues de ressources exploitées illicitement. Quant au reste du bois en provenance de Madagascar, il est envoyé aux Etats-Unis et dans l’Union européenne selon toujours le rapport. Mais la loi sur l’interdiction d’acheter de telle matière première est dissuasive pour de nombreux acheteurs. Les autorités malgaches avancent que les choses changent depuis le rapport de Global witness et de l’EIA car le dernier permis date d’il y a un an. Il y a aussi les saisies par-ci par-là… Un appel à la Chine aurait été lancé pour qu’elle interdise l’importation de bois de rose, mais en vain. Quoi qu’il en soit, un tel appel semble dénoter l’impuissance à résoudre le problème sur place.

Fanjanarivo

mercredi 3 novembre 2010

AGRICULTURE: Nouveau système de culture du riz

Clôturé le vendredi 29 octobre 2010 à Antsirabe, l’atelier national sur le riz et l’aquaculture à Madagascar a vu la participation des techniciens et cadres du ministère de l’Agriculture, de la pêche et des res- sources halieutiques, des consultants de la FAO, des experts des pays de l’Ansea ou Association des nations du sud-est asiatique tels que l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, le Laos, le Cambodge, le Vietnam. Le gouvernement japonais, à travers la JICA, a financé l’organisation de cet atelier. Les experts membres de l’Ansea ont démontré par ses différents systèmes techniques, la rentabilité de l'approche Surjan system qui consiste à aménager une partie de la rizière pour la culture du riz ou des cultures de contre-saison ou encore d’arbres fruitiers et une autre partie pour l’élevage de poissons. Un système qui paraît simple mais difficile à réaliser pour les paysans malgaches. Ces derniers tiennent trop à la riziculture traditionnelle et n’ont pas le courage de transformer une partie de leur rizière en bassin pour élever des poissons. À mentionner que les revenus de l’élevage des poissons est de quatre fois plus par rapport au gain réalisé dans la riziculture. D'autres modes de culture qui pourraient être intéressants pour les paysans malgaches ont été également présentés aux participants.
Maminirina Rado

FTM : niova sata, mibaby trosa miavosa…

Niova sata ny Foibe Taontsaritanin’i Madagasikara na ny FTM araka ny didim-panjakana 2010-0395 tamin’ny 9 Jona 2010 teo. Lasa « établissement public à caractère administratif (EPA) » izy manomboka izao raha « établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) » izy teo aloha. Niova araka izany ihany koa ireo mpitantana, ary omaly talata no natao ny famindram-pitananana teo amin’ny « administrateur délégué » teo aloha, Andriamihanina Rija, sy ny tale jeneraly vaovao Razafindrabe Franck, ary ny filohan’ny filankevi-pitondrana vaovao, Ravokatra Seth. Mbola misedra olana ara-bola amin’izao fotoana izao ny FTM, santionany amin’izany ny trosa miavosa amin’ity orinasa ity.

Teo ny trosa tamin’ny alalan’ireo vola nindramina ka tokony haverina amin’ny fanjakana na “dette financière” izay mitetina 283 tapitrisa ariary mahery.

Teo koa ny trosa ara-tsosialy na ny “dette sociale” izay vola tokony ho naloan’ny FTM any amin’ny CNAPS ho an’ireo mpiasa ka tsy voaloa sy ny resaka sosialy hafa toy ny vola natokana ho an’ireo marary sy ny maty. Amin’ny ankapobeny dia mitetina 306 tapitrisa ariary izany. Hany ka maro ireo mpiasa nisotro ronono nanomboka ny taona 2006 no tsy mandray vola fisotroan-dronono na “pension”.

Ny karazany fahatelo dia ny trosam-panjakana amin’ny FTM amin’ny alalan’ny hetra isan-karazany na ny “dette fiscale”. Izy io kosa dia mitetina 991 tapitrisa ariary mahery.

Ankoatra ireo dia nanomboka ny volana jolay teo no tsy nandray karama intsony ny mpiasa ao amin’ny FTM.

"Matoa nirosoana ny fanovana ny sata mifehy ny FTM dia mila vokatra tsara ho fametrahana ny FTM amin’ny toerana tokony hisy azy isika", hoy ny minisitry ny Fanajariana ny tany sy ny Fitsinjaram-pahefana Hajo Andrianainarivelo. "Fananam-pirenena ny FTM", hoy kosa ny tale jeneraly Razafindraibe Franck, "ka tokony hapetraka amin’ny toerana tokony hisy azy, raha naneho ny fahavononany handray ny andraikitra amin’ny fanarenana ity orinasa ity".

"Efa misy ireo fepetra noraisina ny amin’ny fanefana ireo trosa ireo sy ny fandoavana ny karaman’ny mpiasa, olana izay tokony hovahana haingana", hoy ny minisitra. Nisy rahateo ny fihaonana tamin’ireo mpiasa omaly, ka nahafahana nanome toky azy ireo amin’izay famahana ny olana mianjady amin’izy ireo izay.

Anisan’ny sehatra tokony hampidi-bola ny FTM ny resaka fanotana printy na “imprimerie” ny fivarotana ireo sarin-tany, ny fananany ireo toerana fanamboarana fiarakodia na “atelier”, ny fananany “bureau d’étude” na ny fahafahany manara-maso ny asa.

Fantatra omaly fa anio alarobia no hanomboka ny fanadihadiana na “audit” ao amin’ity orinasa ity.

mardi 2 novembre 2010

Alerte aux feux dans le Boeny 3300 foyers en moins d’un an détectés par satellite !

510 ha sur les 585 ha de superficies brûlées dans la Région Boeny se trouvent dans la commune rurale de Marosakoa, district d’Ambato Boeny. Ce qui sous entend que sur la superficie totale de 30 271km2 de la Région Boeny, le point « rouge » se trouve dans cette commune. Face à cette situation « brûlante », la direction régionale de l’Environnement et des Forêts Boeny a décidé d’y lancer le vendredi 29 octobre dernier, l’Opération Danga, opération de lutte contre les feux de brousse pour la Région Boeny. Marosakoa se trouve sur la RN4, à proximité du Parc national d’Ankarafantsika, une raison de plus qui a poussé le ministère de l’Environnement et des Forêts, la DREF Boeny et le Madagascar National Parks Mahajanga de choisir à mener la lutte régionale dans cette Commune.

Objectif Danga

L’objectif de l’Opération Danga consiste à lancer l’alerte contre les feux de brousse dont l’ampleur, la fréquence et les conséquences deviennent de plus en plus incontrôlables. Pour la Région Boeny toute seule, le ministère de l’Environnement et des Forêts, à l’aide des détections par satellite, a déniché déjà 3300 foyers de feu de brousse du début de l’année 2010 au lundi dernier contre 3500 foyers durant toute l’année 2009.

Tous les responsables hiérarchiques présents à la cérémonie de lancement, de ceux de la Région Boeny, représentés par le Directeur de cabinet, Mme Bénédicte Lalao Rasolomampionona, jusqu’aux chefs de fokontany et VOI ((associations communautaires d’usagers) , ont tous pris part à la sensibilisation car comme l’a souligné Mme Virginie Razafindravola, DREF Boeny, « ce ne sera jamais le personnel de la DREF Boeny, une cinquantaine au total et éparpillé dans toute la Région, qui pourra parcourir toute la Région s’occuper de tous les domaines ruraux brûlés, c’est nous tous, c’est chaque citoyen du plus vieux au plus jeune, qui devons être conscients de notre devoir face aux feux de brousse ». Quant à Mme le DIRCAB de la Région Boeny, elle a orienté sa sensibilisation dans l’institution d’un concours entre Fokontany à zéro feu de brousse et d’une sanction pour ceux qui sont les plus fréquemment brûlés.

Par ailleurs l’on a noté la présence remarquable des éléments de la gendarmerie des brigades environnantes car toujours selon la DREF, ils sont impliqués largement non seulement dans la répression des actes de mise à feu mais également pour le maintien de la sécurité car pour les dahalo, les feux de brousse sont d’une part un des meilleurs moyens d’inciter les gens à quitter leur village, leur permettant d’opérer sans trop de difficulté, et d’autre part cela constitue un brouillage de pistes et une diversion quand les gendarmes et les Fokonolona se lancent à leur poursuite.

Cette journée d’alerte contre les feux de brousse a été bien bouclée par une animation très captivante et très éloquente, genre musique et danse slam accompagnées de gestes et dont le thème est basé sur la lamentation de la terre brûlée, animation initiée par le Chef de service de l’éducation environnementale au ministère de l’Environnement et des Forêts.

Signalons que le lancement officiel de cette Opération a eu lieu à Morondava dans la région Menabe, suivie par celles d’Analamanga et Sofia.

Recueilli par Valis