Le feu reste toujours un fléau environnemental majeur. A Madagascar, les feux de forêt sont en général provoqués, pour défricher des terrains de culture et pratiquer une agriculture itinérante
sur brûlis, communément appelée tavy, tetika ou hatsake. Des outils sont mis à notre disposition pour nous aider à diminuer ce fléau.
Système d’alerte au feu automatisé
Pour une meilleure gestion des feux à Madagascar, CI a mis en place un système automatisé de détection de feux basé sur les images de l’instrument MODIS à bord des satellites Terra et Aqua. Ce système, mis en place depuis 2002, permet de détecter en temps réel les feux d’une superficie supérieure à 50m2. Les données sont disponibles au grand public par e-mail, en se souscrivant sur le site http://firealerts.conservation.org Ce dispositif permet aux gestionnaires de ressources naturelles et responsables régionaux de suivre les feux de brousse et prendre les décisions nécessaires. Une unité au sein de la DGEF (Direction Générale de l’Environnement et des Forêts) collecte et rassemble les données sur les points de feux dans une base de données nationale et traduite sur la carte de Madagascar.
Ces informations sont primordiales pour mieux comprendre la dynamique des feux et lutter efficacement contre ce fléau.
Carte sur l’évolution de la couverture forestière
En parallèle avec la mise en place du système de détection des feux, une étude sur l’évolution de la couverture forestière de Madagascar entre 2000 et 2005 a été menée. Elle est basée sur l’analyse des images satellites pouvant détecter des changements dans la surface des forêts. Des cartes de Madagascar démontrant cette évolution sont disponibles. Les résultats ont montré que les zones de forte déforestation se rencontrent généralement dans la partie méridionale de l’île. On constate néanmoins des déforestations assez intenses dans la partie orientale.
Système d’alerte précoce pour la déforestation dans les aires protégées
En combinant le système de détection des feux et l’analyse des cartes régionales de déforestation, on peut créer un système d’alerte précoce pour la déforestation. Une étude pilote a été menée dans le Corridor Ankeniheny-Zahamena de 2005 en 2010. Cette étude est basée sur des analyses des images satellites Landsat. L’analyse est pour le moment manuelle. A chaque feu détecté, un technicien examine l’image et détermine l’étendue de la déforestation. Ce système sera vulgarisé dans les autres zones d’intervention de CI et peut-être dans toutes les Aires Protégées de Madagascar.
jeudi 30 juin 2011
mercredi 29 juin 2011
La mafia des tortues fait sa loi ........
La tortue ne peut pas gagner contre les braconniers; sa lenteur l’empêche de fuir. A Madagascar, organisés en véritable mafia, des groupes armés arpentent les villages pour attraper des centaines de tortues, rapportait BBC News le 28 juin 2011.
«Quand les braconniers viennent avec des pistolets et des machettes pour capturer des tortues, les villageois n'ont pas les moyens de se défendre», raconte le conservateur Tsilavo Rafeliarisoa.
Jusqu’à présent, les Malgaches respectaient ces reptiles, apparus sur terre il y a près de 200 millions d’années et à qui l'on prête des vertus plus ou moins magiques.
Aujourd’hui, leur viande est très recherchée sur le marché local, notamment dans les villes de Tsihombe (29.825 habitants) et Beloka (21.281 habitants), à la pointe sud du pays dans la province de Mahajanga, pourtant longtemps attachées à leur protection. Leurs carapaces jonchent les rues et les restaurants servent pour moins de deux euros une assiette de tortue cuite à l’étouffée avec des tomates, de l’ail et des oignons. Le plat, un luxe il y a quelques années, est aujourd'hui plus abordable, surtout dans le contexte de hausse des prix alimentaires.
La mafia des tortues fournit également le marché noir asiatique. Des pays comme la Thaïlande sont prêts à payer plus de 4 euros pour se procurer une tortue, considérée là-bas comme un animal de compagnie exotique. Dans la médecine chinoise, les carapaces des tortues sont aussi utilisées en concoctions pour leurs vertus aphrodisiaques.
Ces dernières années, la chasse aux tortues s’est accrue. Et les groupes de braconniers semble agir en toute impunité:
«Tout le monde les mange et tout le monde trafique, mais aussitôt que les contrebandiers sont amenés au tribunal, des organisations mafieuses les aident à sortir», témoigne le directeur de l’Alliance malgache pour la conservation Ndranto Razakamanarina.
Pourtant, les tortues sont protégées. A Madagascar, haut lieu de la biodiversité, «4 espèces sont endémiques et si elles disparaissent ici, elles n’existeront plus que dans les zoos», rappelle Hasina Randriamanampisoa, du Durelle Wildlife Conservation Trust.
Une alliance de 27 associations internationales de conservation accuse le gouvernement malgache d’être complice de ce commerce illégal et de ne pas réprimer le pillage des ressources naturelles. Des soupçons pèsent d'ailleurs sur certains officiels du gouvernement, corrompus, et qui feraient même partie de la mafia des tortues.
«Quand les braconniers viennent avec des pistolets et des machettes pour capturer des tortues, les villageois n'ont pas les moyens de se défendre», raconte le conservateur Tsilavo Rafeliarisoa.
Jusqu’à présent, les Malgaches respectaient ces reptiles, apparus sur terre il y a près de 200 millions d’années et à qui l'on prête des vertus plus ou moins magiques.
Aujourd’hui, leur viande est très recherchée sur le marché local, notamment dans les villes de Tsihombe (29.825 habitants) et Beloka (21.281 habitants), à la pointe sud du pays dans la province de Mahajanga, pourtant longtemps attachées à leur protection. Leurs carapaces jonchent les rues et les restaurants servent pour moins de deux euros une assiette de tortue cuite à l’étouffée avec des tomates, de l’ail et des oignons. Le plat, un luxe il y a quelques années, est aujourd'hui plus abordable, surtout dans le contexte de hausse des prix alimentaires.
La mafia des tortues fournit également le marché noir asiatique. Des pays comme la Thaïlande sont prêts à payer plus de 4 euros pour se procurer une tortue, considérée là-bas comme un animal de compagnie exotique. Dans la médecine chinoise, les carapaces des tortues sont aussi utilisées en concoctions pour leurs vertus aphrodisiaques.
Ces dernières années, la chasse aux tortues s’est accrue. Et les groupes de braconniers semble agir en toute impunité:
«Tout le monde les mange et tout le monde trafique, mais aussitôt que les contrebandiers sont amenés au tribunal, des organisations mafieuses les aident à sortir», témoigne le directeur de l’Alliance malgache pour la conservation Ndranto Razakamanarina.
Pourtant, les tortues sont protégées. A Madagascar, haut lieu de la biodiversité, «4 espèces sont endémiques et si elles disparaissent ici, elles n’existeront plus que dans les zoos», rappelle Hasina Randriamanampisoa, du Durelle Wildlife Conservation Trust.
Une alliance de 27 associations internationales de conservation accuse le gouvernement malgache d’être complice de ce commerce illégal et de ne pas réprimer le pillage des ressources naturelles. Des soupçons pèsent d'ailleurs sur certains officiels du gouvernement, corrompus, et qui feraient même partie de la mafia des tortues.
Trafics de bois de rose: Vers une impunité ?
Les trafics de bois de rose continuent. La dernière saisie, portant sur six containers, date de la fin de la semaine dernière et a été effectuée par la douane mauricienne. Et pourtant, tout cela est loin de rassurer l’opinion qui continue de craindre que le pillage ne perdure.
D’après le ministre de l’Environnement, le général Herilanto Raveloarison, sept personnes ont déjà été interpellées dans le cadre de cette affaire, tandis que d’autres sources proches du dossier signalent que trois autres suspects sont en ce moment activement recherchés.
D’après le ministre, les investigations vont se poursuivre. Cela dit, lui de s’interroger sur l’efficacité de la justice appliquée aux individus arrêtés.
C’est d’ailleurs la même question que tout un chacun se pose dans ce genre d’affaires où l’on se plaint généralement de l’existence d’interventions de hauts responsables. De la même façon, les autorités en charge de l’instruction du dossier auraient reçu des directives pour accorder la liberté provisoire aux suspects. Elles demandent ainsi à ce que leur indépendance soit respectée dans le traitement d’un tel dossier.
Cela dit, que ce soit le cas ou non, des infractions telles que le trafic de bois de rose mériteraient une justice autrement plus impitoyable afin de stopper l’hémorragie dont les ressources naturelles du pays sont actuellement victimes.
D’après le ministre de l’Environnement, le général Herilanto Raveloarison, sept personnes ont déjà été interpellées dans le cadre de cette affaire, tandis que d’autres sources proches du dossier signalent que trois autres suspects sont en ce moment activement recherchés.
D’après le ministre, les investigations vont se poursuivre. Cela dit, lui de s’interroger sur l’efficacité de la justice appliquée aux individus arrêtés.
C’est d’ailleurs la même question que tout un chacun se pose dans ce genre d’affaires où l’on se plaint généralement de l’existence d’interventions de hauts responsables. De la même façon, les autorités en charge de l’instruction du dossier auraient reçu des directives pour accorder la liberté provisoire aux suspects. Elles demandent ainsi à ce que leur indépendance soit respectée dans le traitement d’un tel dossier.
Cela dit, que ce soit le cas ou non, des infractions telles que le trafic de bois de rose mériteraient une justice autrement plus impitoyable afin de stopper l’hémorragie dont les ressources naturelles du pays sont actuellement victimes.
Trafics de tortue: Des affaires devant la justice
Le trafic de tortues à Madagascar constitue un réel problème. De plus, les auteurs restant impunis, le phénomène perdure.
Vingt-neuf affaires liées au trafic illicite de tortues sont déposées auprès du Tribunal de Mahajanga. Cette déclaration d'un responsable d'une entité oeuvrant dans la protection de l'environnement démontre l'envergure de ce phénomène. Les données recueillies sur terrain déterminent la population de tortues à éperon- espèce endémique à Soalala- réduite de moitié, passant de 400 il y a deux ans, à 200 au moment présent.
Les exportations illicites concernent toutes les variétés de tortues comme la tortue radiée, la tortue à éperon et les tortues de mer. Cette dernière est aussi consommée localement dans la partie sud du pays, ou dans les grands restaurants de la capitale.
Première destination
L'absence de sanctions envers les responsables serait le principal motif de cette prolifération. « Plusieurs affaires sont en justice dans le cadre de ces trafics illicites, mais nous constatons malheureusement que les auteurs sont soit relaxés, soit évadés », s'insurge notre interlocuteur, lors d'une entrevue.
Les tortues, espèces protégées, constituent une véritable source de revenus pour les trafiquants. Selon une investigation menée en 2010 par Traffic International, la Thaïlande serait la destination première des tortues de Madagascar. A ce niveau, la pièce coûte entre 180 à 273 dollars. Elles partent ensuite vers d'autres pays, où ce prix peut atteindre les 4 600 dollars. Les exportations concernent les tortues âgées de 2 à 4 ans. Les plus âgées sont consommées localement, vendues aux environs de 10 000 ariary.
Concernant les ventes sur le marché extérieur, les trafiquants tendent vers l'utilisation de l'e-commerce. Toutefois, le marché à ciel ouvert reste dominant à Thaïlande. Sur 590 espèces confondues en provenance de Madagascar répertoriées sur ce marché, 160 sont des tortues radiées.
Vingt-neuf affaires liées au trafic illicite de tortues sont déposées auprès du Tribunal de Mahajanga. Cette déclaration d'un responsable d'une entité oeuvrant dans la protection de l'environnement démontre l'envergure de ce phénomène. Les données recueillies sur terrain déterminent la population de tortues à éperon- espèce endémique à Soalala- réduite de moitié, passant de 400 il y a deux ans, à 200 au moment présent.
Les exportations illicites concernent toutes les variétés de tortues comme la tortue radiée, la tortue à éperon et les tortues de mer. Cette dernière est aussi consommée localement dans la partie sud du pays, ou dans les grands restaurants de la capitale.
Première destination
L'absence de sanctions envers les responsables serait le principal motif de cette prolifération. « Plusieurs affaires sont en justice dans le cadre de ces trafics illicites, mais nous constatons malheureusement que les auteurs sont soit relaxés, soit évadés », s'insurge notre interlocuteur, lors d'une entrevue.
Les tortues, espèces protégées, constituent une véritable source de revenus pour les trafiquants. Selon une investigation menée en 2010 par Traffic International, la Thaïlande serait la destination première des tortues de Madagascar. A ce niveau, la pièce coûte entre 180 à 273 dollars. Elles partent ensuite vers d'autres pays, où ce prix peut atteindre les 4 600 dollars. Les exportations concernent les tortues âgées de 2 à 4 ans. Les plus âgées sont consommées localement, vendues aux environs de 10 000 ariary.
Concernant les ventes sur le marché extérieur, les trafiquants tendent vers l'utilisation de l'e-commerce. Toutefois, le marché à ciel ouvert reste dominant à Thaïlande. Sur 590 espèces confondues en provenance de Madagascar répertoriées sur ce marché, 160 sont des tortues radiées.
vendredi 24 juin 2011
Les écolières, gagnées par la fièvre de l’or

ANKAVANDRA, 13 juin 2011 (IRIN) - La fièvre de l’or semble s’être emparée d’Ankavandra, une petite ville de l’ouest de Madagascar, et de ses écolières.
La pauvreté rurale, conjuguée à un cours mondial de l’or exceptionnel, incite en effet irrésistiblement les jeunes filles d’Ankavandra et des environs à faire l’école buissonnière pour se rendre dans les contreforts du plateau central, dans l’espoir d’y dénicher quelques paillettes d’or.

Presque chaque jour, un groupe de cinq filles, toutes issues de la même famille et âgées de huit à 15 ans, se réveillent à l’aube pour entamer d’un bon pas une marche de deux heures le long de chemins de chèvres escarpés, en direction d’un des nombreux affluents du Manambolo. Tandis que le groupe se rapproche de sa destination, il s’agrandit pour atteindre une vingtaine de membres, à mesure que s’y joignent des habitants accompagnés de leurs jeunes enfants, ainsi qu’un autre groupe de fillettes, dont certaines semblent à peine âgées de cinq ans.
Pour se protéger d’un soleil cuisant, elles se couvrent la tête de leurs batées de bois, fabriquées localement et vendues l’équivalent de cinq dollars environ l’une.
Des voleurs de bétail (ou « dahalo ») parcourent eux aussi ces collines en quête de zébus, des bœufs malgaches reconnaissables à leur bosse ; jusqu’ici, néanmoins, ils ne se seraient pas reconvertis dans l’orpaillage.
Les fillettes ont expliqué à IRIN, sous couvert de l’anonymat, qu’elles n’étaient en aucun cas les seules à pratiquer l’orpaillage dans ce district. « Ce sont les filles qui le font parce qu’en général, les garçons doivent s’occuper du “zébu” », ont-elles dit.
Il s’agit d’un travail extrêmement physique : les orpailleurs doivent battre les rives du cours d’eau à coups de pelles et de barres de fer, puis entasser de la terre et des pierres sur leurs plateaux de bois, qu’ils doivent ensuite emmener au ruisseau, non loin de là, pour les laver.
Le correspondant d’IRIN a accompagné ces fillettes pendant deux heures ; dans ce laps de temps, elles ont probablement soulevé deux cents kilos de boue chacune, sans jamais faire de pause. Elles passent environ six heures par jour à chercher de l’or, sans compter le temps de trajet, ce qui représente une journée de travail de plus de 10 heures. Ce jour-là, elles n’avaient pas emmené de quoi manger.
Les permis d'exploitation minière
En vertu du code d’exploitation minière malgache, les orpailleurs doivent se voir délivrer un permis annuel moyennant une poignée de dollars ; le permis coûte environ 50 dollars pour les vendeurs d’or, qui rachètent leur production. Ces impôts sont théoriquement prélevés par les autorités des districts pour leur permettre d’améliorer les services locaux, mais les fillettes interrogées par IRIN ont déclaré n’avoir jamais versé un centime.
Selon les statistiques publiées sur le site Internet de Zamarat Mining, société parisienne d’exploration minière qui opère à Madagascar par le biais de sa filiale Zamarat Mining Madagascar, le pays compterait environ 150 000 orpailleurs, qui produisent entre trois et quatre tonnes d’or par an ; la société reconnaît néanmoins que « la contrebande d’or est un problème majeur ».
Madagascar est classé 135e sur 169 pays à l’indice de développement humain publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ; selon cet indice, près de 70 pour cent des 20 millions d’habitants que compte le pays vivent avec 1,25 dollar ou moins par jour.
Ces dernières années, au cours de leur semaine de travail la plus faste, les fillettes ont gagné environ 14 dollars chacune en travaillant six jours sur sept, soit plus du double de ce qu’elles auraient pu gagner en effectuant d’autres tâches ingrates, notamment en lavant du linge.
Les fillettes s’adonnent à cette tâche avec la bénédiction de leurs parents, disent-elles, et l’argent qu’elles empochent leur sert à acheter des habits et de la nourriture.
Les orpailleurs continuent de s’enthousiasmer à la vue d’une paillette d’or de la taille d’une moitié de grain de riz. L’or est vendu dans des commerces généraux, à Ankavandra, à 70 000 ariarys (36,50 dollars) le gramme ; le poids minimum accepté à l’achat est d’un dixième de gramme.
mercredi 22 juin 2011
Madagascar National Parcs pour davantage d’aires protégées
L’inauguration du nouveau bâtiment de Madagascar National Parcs (MNP) de Fandriana, tout dernièrement, témoigne de la détermination de cette agence environnementale d’aller toujours de l’avant, dans la préservation de l’environnement et dans la lutte contre la pauvreté, à travers la mise en place de parcs nationaux ou d’aires protégées. Cette présence de MNP à Fandriana contribue à la création du 52e parc national de l’ex-ANGAP. Des réalisations, comme l’a souligné le directeur général du PNP Suzon Guy Ramangason, ont été rendues possibles, grâce aux partenaires institutionnels, financiers, techniques avec les concours des communautés de base.
Ecotourisme. Pour cette année 2011, les actions d’extension et de création de parcs nationaux dans l’ensemble de l’île, se poursuivent, a rassuré ce premier responsable. Avec 6 nouveaux parcs nationaux qui, administrativement, seront opérationnels dans quelques mois. Aussi de la création d’un parc national dans la forêt des « Mikea » pour avoir une population classée autochtone. Ainsi que de ce petit parc national « Nosy kely » qui vient d’être créé dans la région de Nosy-Be. Le seul parc autonome de Madagascar qui rien qu’avec les visites et les recettes touristiques, fonctionne de lui-même, sans apport financier de l’extérieur. Une preuve que l’écotourisme concourt à la préservation de nos forêts. Nous en reparlerons avec plus de détails dans nos prochaines éditions.
Ecotourisme. Pour cette année 2011, les actions d’extension et de création de parcs nationaux dans l’ensemble de l’île, se poursuivent, a rassuré ce premier responsable. Avec 6 nouveaux parcs nationaux qui, administrativement, seront opérationnels dans quelques mois. Aussi de la création d’un parc national dans la forêt des « Mikea » pour avoir une population classée autochtone. Ainsi que de ce petit parc national « Nosy kely » qui vient d’être créé dans la région de Nosy-Be. Le seul parc autonome de Madagascar qui rien qu’avec les visites et les recettes touristiques, fonctionne de lui-même, sans apport financier de l’extérieur. Une preuve que l’écotourisme concourt à la préservation de nos forêts. Nous en reparlerons avec plus de détails dans nos prochaines éditions.
Banque Mondiale : 52 millions de dollars de financements nouveaux en faveur de l'environnement
La Banque mondiale a approuvé un financement de 52 millions de dollars pour poursuivre son action en faveur de l'environnement à Madagascar malgré la crise politique actuelle dans la Grande Ile de l'océan Indien, a annoncé l'institution dans un communiqué mercredi.
Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel pour continuer à soutenir le secteur de l'environnement à Madagascar (...) d'un montant de 52 millions de dollars, pour les trois prochaines années, selon ce communiqué transmis à l'AFP
Ce financement permettra d'accroître les efforts de conservation dans 30 parcs nationaux et trois nouvelles aires protégées, couvrant une superficie totale de 2,7 millions d'hectares, précise le document.
Cette nouvelle enveloppe a été âprement discutée, ce prêt étant consenti alors que le régime de transition à Madagascar n'est pas reconnu par la communauté internationale.
Depuis mars 2009, le programme de la Banque mondiale à Madagascar était gelé, rappelle le communiqué, qui souligne le caractère exceptionnel de ce financement additionnel tant pour des raisons environnementales qu'humanitaires.
Les Etats-Unis se sont finalement abstenus lors du vote, après une longue discussion, a révélé à l'AFP une source proche du dossier tenant à garder l'anonymat.
Loin de signaler un réengagement de la Banque mondiale à Madagascar, il indique plutôt que les coûts sociaux et environnementaux liés à l'inaction sont tout simplement trop élevés, a déclaré Haleh Bridi, directrice-pays de la Banque mondiale pour Madagascar.
La biodiversité de Madagascar est une ressource considérable à l'échelle mondiale et un bien public irremplaçable. Nous n'avons d'autre choix que de la protéger, a-t-elle expliqué.
Le financement ne sera pas fourni directement au gouvernement de Madagascar, mais acheminé par le biais d'entités indépendantes, indique le communiqué précisant que des mesures de sauvegarde supplémentaires ont été mises en place pour veiller à ce que le gouvernement de Madagascar joue son rôle en matière de protection des parcs nationaux et de respect des lois qui interdisent l'exploitation ou l'exportation illégales de bois.
La Banque mondiale se réserve le droit de suspendre les décaissements si le gouvernement venait à manquer à son engagement, prévient l'institution.
Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel pour continuer à soutenir le secteur de l'environnement à Madagascar (...) d'un montant de 52 millions de dollars, pour les trois prochaines années, selon ce communiqué transmis à l'AFP
Ce financement permettra d'accroître les efforts de conservation dans 30 parcs nationaux et trois nouvelles aires protégées, couvrant une superficie totale de 2,7 millions d'hectares, précise le document.
Cette nouvelle enveloppe a été âprement discutée, ce prêt étant consenti alors que le régime de transition à Madagascar n'est pas reconnu par la communauté internationale.
Depuis mars 2009, le programme de la Banque mondiale à Madagascar était gelé, rappelle le communiqué, qui souligne le caractère exceptionnel de ce financement additionnel tant pour des raisons environnementales qu'humanitaires.
Les Etats-Unis se sont finalement abstenus lors du vote, après une longue discussion, a révélé à l'AFP une source proche du dossier tenant à garder l'anonymat.
Loin de signaler un réengagement de la Banque mondiale à Madagascar, il indique plutôt que les coûts sociaux et environnementaux liés à l'inaction sont tout simplement trop élevés, a déclaré Haleh Bridi, directrice-pays de la Banque mondiale pour Madagascar.
La biodiversité de Madagascar est une ressource considérable à l'échelle mondiale et un bien public irremplaçable. Nous n'avons d'autre choix que de la protéger, a-t-elle expliqué.
Le financement ne sera pas fourni directement au gouvernement de Madagascar, mais acheminé par le biais d'entités indépendantes, indique le communiqué précisant que des mesures de sauvegarde supplémentaires ont été mises en place pour veiller à ce que le gouvernement de Madagascar joue son rôle en matière de protection des parcs nationaux et de respect des lois qui interdisent l'exploitation ou l'exportation illégales de bois.
La Banque mondiale se réserve le droit de suspendre les décaissements si le gouvernement venait à manquer à son engagement, prévient l'institution.
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