lundi 31 janvier 2011

L’Isalo fascine les écoliers d’Anketa

« Que c’est magnifique ! » s’est émerveillée la petite Vavinirina devant la beauté du paysage mythique et féerique d’ Isalo, collines et montagnes situées à deux heures de taxi-brousse de Toliara, sur la RN7. Vavinirina fait partie des 35 élèves membres du club environnemental Vonona de l’EPP d’ Anketa, ayant bénéficié d’un voyage d’étude et touristique du projet Edena, grâce au soutien financier de la fondation Tany Meva.

D’une pierre deux coups

Le projet Edena vise à faire aimer la nature et partant protéger l’environnement, montrer la richesse de la biodiversité et les plantes endémiques su Sud Malgache. Toute la richesse de la nature se trouve dans ce parc national d’Isalo. Le club Vonona poursuit la visite en franchissant la porte d’Isalo pour admirer la branche d’arbre ressemblant à un animal vivant et l’immensité du canyon de Maki. Un plongeon dans la piscine naturelle a vite fait de rafraîchir ces futures protecteurs de l’écosystème qui disposent de 4 jours pour visiter le parc. Vavinirina a le tournis quand elle pense qu’il y a 800 ans environ, un lac se trouvait à la place de ce parc d’Isalo et que l’eau s’est retirée brusquement laissant ces vestiges ressemblant à un paysage d’une autre planète et les fossiles, témoins de la présence de l’eau à l’époque.

La tête de la reine décapitée

En prenant le chemin du retour, le club Vonona de l’EPP d’Anketa ne tarit pas de commentaire sur ce qu’ils viennent d’admirer. Vavinirina n’a qu’un seul regret, pensant à la Reine d’Isalo, qu’elle sera bientôt décapitée à cause de l’érosion, autre prédateur de la nature.

Naissance d'un site de partage entre les partenaires au développement.

Un nouveau site vient de naître pour améliorer l'accès à l'information. Le bureau du coordonnateur- résident, en étroite collaboration avec les agences du système des Nations unies, a procédé hier au lancement officiel
du portail HayZara ou « Partage de connaissance » sur le lien http://mg.one. un.orghttp://mg.one.un.org http://mg.one.un.org/HAYZARA. L'objectif de ce nouveau site étant d’assurer une meilleure gestion des connaissances sur le développement à Madagascar.
Ouvert au public
HayZara est à la fois un centre virtuel de ressources documentaires et une plate-forme de communication et d'interaction entre les partenaires au développement. « Aussi il a l’ambition de faciliter non seulement le partage
des connaissances mais aussi la coordination des programmes et projets
menés par les différents intervenants », relate Fatma Samoura, coordinatrice résidente du Système des Nations unies à Madagascar.
Son accès est ouvert à tout public désirant obtenir plus de connaissances et d’informations sur le domaine du développement à Madagascar. Tous les acteurs du développement sont également invités à partager leurs connaissances sur les différentes plates-formes proposées dans ce portail.

Faune et flore : De nouvelles espèces inventoriées dans le massif du Makay

Le massif du Makay mérite d'être protégé et préservé, c'est ce qu'a déclaré le Chef d'expédition du projet «Makay Nature», Evrard Vandenbaum, à l'issue du tournage du premier film documentaire en 3D relief dont le groupe Canal+ est le principal producteur, représenté hier par le Directeur général de Canal+Madagascar, Jean Testemale.

Richesses

Ce technicien se dit impressionné par les richesses de la faune et de la flore, outre la richesse archéologique du Makay. Evrard Vandenbaum de rapporter : «Que ce soit pendant la première expédition réalisée en janvier 2010 ou pendant les expéditions des mois de novembre et décembre 2010 et celle de ce mois de janvier, les équipes de scientifiques ont découvert des milliers d'espèces animales et végétales sur le site qui s'étale sur 150 km de long et 50 km de large» Et le chef d'expédition de poursuivre : «Nous disposons actuellement de bons arguments pour revendiquer le statut d'aire protégée pour le massif du Makay»

On apprend alors que lors de ces expéditions successives, les équipes de scientifiques ont pu collecter 2 000 espèces d'insectes. Parmi celles-ci, il y avait 150 espèces de fourmis dont cinq nouvelles ; l'équipe a également répertorié dans ce massif la tortue à grosse tête ; une espèce non identifié de rongeur ; 9 espèces distinctes de lémuriens. On indique également que 500 espèces de plantes ont été collectées dont une vingtaine d'espèces nouvelles.

Le massif du Makay, objet du film documentaire, abrite également des richesses archéologiques inestimables, dont plus de 450 peintures rupestres découvertes dans des grottes ; des tombes et des sépultures.

Un massif menacé

Les expéditions menées par l'équipe de Evrard Vandenbaum ont aussi permis de se rendre compte que le massif du Makay est en grand danger. Outre les pressions humaines qui s'exercent sur les ressources naturelles, le naturaliste, Jean-Jacques Randriamanindry d'alerter que ce magnifique site est sérieusement menacé par les feux de brousse. «Aucun des habitats existant dans le massif du Makay n'est épargné par le feu», a-t-il alerté.

Ainsi, le projet ne se contentera pas de démontrer la prouesse technologique de l'équipe de tournage composée de 20 personnes en réalisant un premier mondial : un film documentaire en relief 3D à Madagascar, l'association Nature Evolution et toute l'équipe de l'expédition entreprendront des actions de sensibilisation sur la préservation du massif du Makay avec les villageois. L'idée est de donner des alternatives à la population autochtone afin de réduire les pressions humaines sur les ressources naturelles. Une action de développement touristique est également envisagée.

Le WWF retrousse ses manches

Richard Hughes, tel est le nom du nouveau représentant résident du WWF à Madagascar. Fort de 25 ans d'expérience dans le domaine du développement, le nouveau représentant veut renforcer les 48 années d'activités du WWF à Madagascar. « Le WWF a investi beaucoup d'argent durant ces années d'existence à Madagascar. Ainsi il faut renforcer les activités de lutte contre la dégradation de l'environnement pour rentabiliser ces investissements », avance-t-il lors de sa présentation à Soarano vendredi.
La multiplication de la dégradation de l'environnement ces derniers temps n'a pas alors découragé le WWF dans sa lutte. « Le problème existe toujours dans le monde. En Afrique du Sud, le braconnage a connu également une recrudescence. Mais cela n'a pas empêché les défenseurs de l'environnement de continuer leur travail. Aussi nous n'envisageons pas de baisser les bras face à l'ampleur de la destruction de l'environnement à Madagascar », ajoute Richard Hughes.
La complexité de la coopération de Madagascar avec la communauté internationale n'a pas aussi d'impact sur l'engagement du WWF dans la préservation de l'environnement. « Nous sommes une organisation neutre et apolitique. Le WWF est toujours prêt à financer les travaux de protection conçus par le gouvernement », conclut il.

vendredi 28 janvier 2011

Partenariat entre la région de l’Itasy et la Région d'Aquitaine.

La mission d’une dizaine de jours de la délégation de l’Association des Régions de France conduite par Alain Rousset, député de la Gironde, s’est achevée hier vendredi 28 janvier.
Cette visite a été l’occasion de renouveler les conventions de partenariat entre les deux régions.
Le nouvel accord de partenariat prend en compte les points forts du précédent sur l’aide à l’appui institutionnel, le développement rural et la formation professionnelle,
lais aussi la promotion du tourisme prévoyant en particulier la préservation du Lac Itasy de l’ensablement dont il est victime par suite des dégradations de l’environnement.
Ces conventions portent sur une nouvelle période de 3 ans.

jeudi 27 janvier 2011

Région Boeny: Investir dans le reboisement


La Région Boeny s’est fixée comme objectif de planter 11 000 pieds d’acacia, d’eucalyptus et de Dalbergia pendant cette saison de reboisement 2011. 5000 plants confondus ont été plantés ce jeudi 27 janvier sur un terrain de 6 ha à Marohogo, commune d’Ambalakida, district de Mahajanga II. Malgré la pluie torrentielle, l’appel de la Direction régionale des eaux et forêts a été entendu.


Le CR Boeny avec son plant d’acacia.

Des entités telles que les compagnies d’assurance, le groupement des exportateurs de bois de Boeny, les réseaux de microcrédit et de coopérative d’épargne telle que l’OTIV, les sociétés privées comme Kalfan et Abade Boulangerie y ont participé en mettant leurs tee-shirts ou habillements respectifs. Les services publics n’ont pas manqué à l’appel et ont été au rendez-vous.

« Il y eut de l’ambiance, malgré la pluie et la boue abondantes !ø » a fait remarquer une élève de l’école Bonne étoile de Mahajanga.

« Il n’a pas été très difficile de planter » souligne Dr Julio Ramilijaona, de la direction régionale de la Santé. « Comme les encadreurs de la Direction régionale des eaux et forêts (DREF) l’ont démontré, il convient seulement de ne pas enterrer les feuilles et de mettre un peu d’engrais ».


Le Ministre de l’Environnement et des Forêts avec une élève du Lycée Philibert Tsiranana.

Le ministre de l’Environnement et des Forêts, le général Herilanto Raveloharison a honoré de sa présence ce reboisement. Il a alors souligné qu’après les régions Vakinankaratra, Menabe, et Sofia, Boeny est la quatrième région où le ministère lance le projet de reboisement de 50 hectares. « Chaque Région doit reboiser sur 50 hectares chaque année », dit-il, « et avec un bon encadrement et un suivi, l’on y parviendra ».

Le chef de Région Boeny, quant à lui s’est félicité de la réussite de cette activité. « La pluie a quelque peu dérangé le programme, et il y eut même l’idée de reporter ce reboisement », avoue-t-il, « mais j’ai personnellement insisté à ce qu’on le fasse aujourd’hui même. Et voilà le résultat, près de 1000 personnes sont venues en ce lieu ce jour ». Il a également expliqué qu’une note sortira incessamment signifiant que les entités de Boeny iront planter obligatoirement à Marohogo, à tour de rôle jusqu’à l’épuisement des 6000 plants restants provenant du Service national de graines forestières ou SNGF. Et surtout jusqu’à l’atteinte des 50 ha.

PRÉVALENCE DE LA LÈPRE Madagascar a le plus bas taux d’Afrique

Avec un taux de à 0,86 pour 10 000 habitants, Madagascar a le plus bas taux de prévalence de la lèpre en Afrique. Malgré tout, l’élimination figurera très certainement au menu de la journée mondiale de la lèpre qui se tiendra à Madagascar au Falda Antanimena ce dimanche…

1743 lépreux ont été traités durant le premier trimestre de l’an dernier. Cette information a été affirmée par le secrétaire général du ministère de la Santé publique hier, à Ambohidahy, lors de la conférence de presse sur la présentation de la journée mondiale de la lèpre qui se tiendra à Madagascar au Falda Antanimena ce dimanche.

Le slogan de cette journée mondiale est « Les malades lépreux ont le droit d’être dépistés précocement, de bénéficier des traitements et de continuer leurs occupations quotidiennes ». Le taux de prévalence de cette maladie à Madagascar est certes moindre par rapport aux autres pays africains car on est actuellement à 0,86 pour 10 000 habitants.

Mais malgré ce faible taux de prévalence, on constate tout de même quelques points noirs, surtout dans 48 districts situés dans 11 régions. Autrement dit, ces 48 districts sanitaires n’ont pas atteint le seuil d’élimination de cette maladie. En effet, dans ces districts, la proportion des nouveaux cas multibaciliaires est encore assez élevée (78%) et cela se traduit automatiquement par un fort risque de transmission. 500 d’entre ces malades représentent des cas de mutilations.

Des soins gratuits et besoin de formation !

Notons que les traitements sont pris en charge par l’Etat. Les traitements varient de 6 à 12 mois. Mais pour mieux soigner ces malades, le personnel de la santé publique a grand besoin de formation. L’an dernier, 57 agents de santé venant de 10 districts sanitaires ont été formés sur le diagnostic, la prise en charge et la gestion du programme lèpre. Cette formation fait suite à la mise en place des centres de diagnostic et de traitement lèpre (CDTL), laquelle a débuté en 2008.

Par ailleurs, afin de réduire la proportion des infirmités parmi les nouveaux cas recensés, ainsi que de promouvoir le dépistage précoce, des séances d’informations sur la suspicion de cas ont été également réalisées, tout en profitant des revues périodiques des districts sanitaires.

Notons que l’objectif de la célébration de la journée de dimanche est surtout une large diffusion, des droits des malades, la généralisation du dépistage précoce de tous les cas non signalés, garant de l’éradication de la maladie et enfin lutter contre l’ostracisme. Au programme de cette journée, on verra des émissions de spots audio-visuels au niveau des antennes nationales et régionales, telles la remise de certificat d’encouragement aux agents de santé ayant contribué à la lutte contre la lèpre, la remise de distinction pour des groupes folkloriques et bien d’autres encore…